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Le comice agricole d’Auvers-le-Hamon réunit plus de 180 animaux... |
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Le bal des tracteurs qui déposent les animaux à commencer à partir de 9 h le matin. © Ouest France
Ces derniers mois, de nombreux comices agricoles du territoire sabolien ont été annulés, en dépit de cela, les exploitants agricoles de la commune d’Auvers-le-Hamon ont tenu à maintenir cette fête qui présente leur métier.
« Pas question d’annuler ! Dans trois ans ce sera le centenaire et on compte bien le fêter comme il se doit ». C’est par ces mots déterminés que Nathalie David, la trésorière du comice agricole d’Auvers-le-Hamon (Sarthe) explique pourquoi cette fête a été maintenue. Depuis quelque temps, il a été quasiment de coutumes de voir ces rassemblements agricoles annulés dans les communes du pays sabolien.
À Auvers-le-Hamon, samedi, plusieurs centaines de personnes ont pu admirer les 75 bovins présents sur place. « Le comice est la date dans l’année à laquelle, nous gens d’ici, on peut montrer notre métier, parler de notre passion, exposer nos animaux à la foule et répondre aux questions des curieux », raconte Nathalie David, qui est également une agricultrice. Cette année, elle expose 16 bovins dont quatre vaches laitières et douze vaches allaitantes. À noter la présence de 63 moutons, trois chèvres, 2 ânes, 20 chiens et 25 volailles et lapins durant le comice.
Une réunion pour les agriculteurs, mais pas que…
Derrière la passion et la rencontre avec le public, ce comice est aussi l’occasion pour les agriculteurs de s’affronter dans des joutes de qualité. Un jury passe la matinée à observer les animaux afin de remettre des prix en fin de journée : « Gagner à tout prix ce n’est pas ce qu’on recherche en venant ici, le principal c’est le partage, la rencontre, la discussion avec les habitants du village. »
Tous les exploitants agricoles d’Auvers-le-Hamon et ceux qui exploitent des terres appartenant au village étaient invités à exposer. Une très belle journée marquée par le passage de centaines de curieux qui, au fil des discussions, en ont tous appris un peu plus sur le métier d’agriculteur. De quoi générer des vocations, peut-être, chez les plus jeunes.