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La Roumanie, sortie de secours congestionnée pour les céréales ukrainiennes

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photo  des céréales chargées à bord d’un cargo à destination de l’égypte, dans le port de constanta en roumanie le 11 mai.  ©  reuters 2

Des céréales chargées à bord d’un cargo à destination de l’Égypte, dans le port de Constanta en Roumanie le 11 mai. © REUTERS

Une partie des céréales ukrainiennes, qui ne peuvent plus passer par Odessa ou Marioupol, doivent désormais s’exporter via le port de Constan?a. Mais ce n’est pas une mince affaire avec des infrastructures vétustes et débordées.

Avec le blocus russe en mer Noire des grands ports ukrainiens Odessa et Marioupol, c’est Constanta, 300 000 habitants, le plus important des ports roumains, qui est désormais en première ligne pour tenter d’exporter les millions de tonnes de céréales d’Ukraine. Ce port céréalier, dont le trafic était en constante hausse ces dernières années, est devenu vital avec la menace d’une crise alimentaire mondiale.

240 000 tonnes de céréales ukrainiennes ont déjà quitté Constan?a à la fin mai, selon le ministre des Affaires étrangères Bogdan Aurescu. Peu en comparaison des 12 millions de tonnes qui doivent encore être exportés pour que les silos de l’Ukraine puissent accueillir les récoltes à venir. Alors que ce pays produit normalement 12% du blé exporté dans le monde, 15% du maïs et la moitié de l’huile de tournesol.

Un trajet épique entre Odessa et Constan?a

Le trafic de Constanta a augmenté de 10 % au 1er trimestre par rapport à 2021 qui était déjà une année record. L’administration portuaire craint que la capacité maximale du port (100 millions de tonnes par an, tous types de marchandises confondus, dont les céréales représentaient habituellement 30%) ne suffise pas. À moins que Moscou ne se décide à laisser passer les navires de céréales ukrainiennes en mer Noire. Mais cela n’aurait lieu qu’au prix d’un chantage clairement rappelé par Vladimir Poutine samedi : il demande la levée des sanctions occidentales visant Moscou.

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En attendant, la situation est compliquée dans ce pays aux infrastructures défaillantes. Le trajet Odessa-Constan?a (300 km) est épique : files d’attente aux douanes (le passage d’un poste frontière avec la République de Moldavie sur le Danube, entre la Roumanie, membre de l’UE et l’Ukraine, qui ne l’est pas, complique la donne), lignes de chemins de fer non opérationnelles pour cause d’écartements des rails différents, embouteillages de camions de céréales sur les berges du Danube…

photo les céréales ukrainiennes arrivent en camion, faute de pouvoir utiliser les voies de chemin de fer dont les écartements ne sont pas les mêmes entre ukraine et roumanie.  ©  afp

Les céréales ukrainiennes arrivent en camion, faute de pouvoir utiliser les voies de chemin de fer dont les écartements ne sont pas les mêmes entre Ukraine et Roumanie. AFP

Une fois en vue du port de Constan?a, la galère continue. Il a fallu en urgence dégager et remettre en service des dizaines de wagons rouillés qui encombraient une partie des 250 km de rails du port. Un financement de 40 millions d’euros a été débloqué pour réhabiliter 35 lignes ferroviaires, les travaux doivent débuter en juin. De nouvelles voies doivent en outre être ouvertes vers l’Ukraine et 17 nouveaux quais de chargement construits dans le port. Rien qui permette de solutionner avant l’été la congestion terrestre comme maritime autour du port.

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Surtout que les récoltes roumaines vont elles aussi rappliquer à Constan?a. Deuxième pays producteur de blé de l’UE derrière la France, la Roumanie devrait, contrairement à d’autres, connaître une bonne année. Les analystes tablent sur 4 à 5 tonnes de blé par hectare. Un gros ouf de soulagement pour les clients habituels, l’Egypte, l’Arabie Saoudite et la Libye. La Roumanie dispose d’une opportunité exceptionnelle alors que les exportations de ses céréales augmentent depuis dix ans. Certains agriculteurs ne s’y sont pas trompés en choisissant très vite de semer du tournesol car la demande en huile est énorme.

D’autres sorties de secours pour les grains ukrainiens sont envisagées comme les ports de la Baltique en Pologne, de l’Adriatique en Italie ou Slovénie. Mais rien qui permette de compenser la rapidité d’un chargement direct à Odessa.

 
À Bucarest, Benjamin RIBOUT.    Ouest-France  

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