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La justice refuse toujours de lever l’inéligibilité de Patrick Balkany, il se pourvoit en cassation... |
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L’ancien maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany. © AFP
La cour d’appel de Paris a refusé, ce mercredi 5 novembre, la demande de levée d’inéligibilité que lui a soumis Patrick Balkany, alors qu’il souhaitait se représenter lors des prochaines municipales à Levallois-Perret, rapporte l’« Agence France-Presse ».
La cour d’appel de Paris a refusé, ce mercredi 5 novembre 2025, la demande de levée d’inéligibilité que lui a soumis Patrick Balkany, alors qu’il souhaitait se représenter lors des prochaines élections municipales à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), rapporte l’Agence France-Presse.
Le tribunal correctionnel de Paris avait déjà rejeté une première demande en février. À l’issue du prononcé de la décision, qui n’était pas public, l’ancien député a indiqué son intention de se pourvoir en cassation, ce qui lui laisse une dernière occasion de lever cette peine qu’il encourt depuis plusieurs années.
Son avocat, Me Robin Binsard, a dénoncé une « peine de mort politique », « une décision excessivement sévère », en relevant que « dans toutes les autres décisions d’inéligibilité, que ce soit Jérôme Cahuzac, François Fillon, Marine Le Pen et tous les autres », la durée de l’impossibilité de se présenter aux élections n’était que de cinq ans.
Une « liste Balkany » quoi qu’il arrive
Dans un entretien au Parisien  quelques mois plus tôt, il faisait part sans équivoque de son souhait de remettre l’écharpe d’élu : « Dix ans d’inéligibilité, c’est le maximum. Ça fait déjà six ans. Je pense qu’on peut me donner une chance… C’est ce que j’ai dit aux juges », expliquait-il.
Quoi qu’il arrive, Patrick Balkany l’a assuré à la sortie de l’audience : « Je continue la campagne exactement comme si j’étais candidat », en disant avoir « constitué une liste » menée par un entrepreneur de Levallois, Jérôme Gauliard, qu’il a présenté comme « [son] militant de la première heure ».
Plusieurs condamnations à son actif
En 2020 puis en 2021, Patrick Balkany et son épouse Isabelle Balkany avaient été reconnus définitivement coupables de fraude fiscale et blanchiment aggravé pour avoir dissimulé, entre 2007 et 2014, quelque 13 millions d’euros d’avoirs au fisc, notamment deux fastueuses villas dans les Caraïbes et au Maroc.
Après plusieurs péripéties procédurales, l’homme politique a été condamné à quatre ans et demi d’emprisonnement ainsi qu’à 100 000 € d’amende et une peine complémentaire de dix ans d’inéligibilité.
L’ancien baron des Hauts-de-Seine, qui avait déjà passé cinq mois en prison entre 2019 et 2020, a été à nouveau incarcéré de février à août 2022 pour ne pas avoir respecté les contraintes de son bracelet électronique.
Il avait été démis de son mandat, comme son épouse, dès mars 2020, l’inéligibilité étant assortie de l’exécution immédiate.