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La Guierche. Une aire de loisirs à découvrir au bord de la Sarthe... |
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La proximité du barrage n’interdit pas la possibilité de faire des promenades en barque, parfois en venant de très loin. © Ouest-France
En contrebas du pont métallique qui enjambe la Sarthe, de l’herbe, des bancs, des tables et des jeux : voilà une invitation à passer un moment tranquille au bord de l’eau.
Dès les beaux jours, les familles, les groupes de jeunes, les pêcheurs et les randonneurs se succèdent sur l’espace de repos aménagé par la commune de La Guierche (Sarthe). D’aucuns y restent le temps d’une pause avant de reprendre la route, comme Sylvie et Annette, des férues de randonnée pédestre.
D’autres n’hésitent pas à y passer tout une journée en famille, comme Joël, qui « vient d’un quartier au nord du Mans, à dix minutes du site. On vient souvent en famille pour faire un barbecue. Mais aujourd’hui, il y a trop de vent malgré le soleil. On ne va pas prendre de risque. »
Un sentier piétonnier mais une baignade à risque
Plus surprenant peut-être, ce sont les baigneurs, voire les nageurs. Les premiers, comme Joël, peuvent glisser dans l’eau une à deux fois dans l’après-midi, pour le plaisir : « Les fonds sont propres malgré la présence de nénuphars ». Un nageur, comme Jean-Michel, ancien triathlète guierchois, « vient régulièrement faire des longueurs en amont du pont. Mais je porte une combinaison et je n’entre dans l’eau que lorsque sa température dépasse les 15 °C. Cela fait des années que je m’entraîne ici, quand je ne vais pas à la piscine au Mans. Je ne suis nullement inquiet ».
Pourtant, il y aurait peut-être raison de l’être. Un panneau indique « baignade interdite ». Interrogé, le maire, Eric Bourge, s’empresse d’exhumer un arrêté préfectoral du 6 juin 2018 concernant la réglementation de la baignade sur l’ensemble de la Sarthe. « En l’absence de surveillance de baignade sur ce cours d’eau, et plus spécifiquement au niveau de l’aire de loisirs, la baignade peut être dangereuse. La formule consacrée par les maires des communes traversées par la rivière étant : « ce n’est pas pour ennuyer les gens, mais bien parce qu’il y a des risques de leptospirose, maladie qui peut être mortelle et qui est transmise par les déjections de ragondins ». Mais Eric Bourge complète aussitôt : « Sur la route, la limitation de vitesse est à 90 km / h. Impossible cependant de mettre un gendarme derrière chaque automobiliste. »
Le maire préfère évoquer le plaisir de se retrouver, sur la terre ferme, sur le site que la commune entretient en gestion différenciée. Le cheminement piétonnier correctement tondu en témoigne. Mais d’une façon plus globale, « l’aménagement du site et du cours de la rivière en général va faire l’objet d’une réflexion à laquelle seront associés différents partenaires. La valorisation des atouts de notre environnement se fera dans la concertation ».