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La Flèche. Pourquoi le conseil de jeunes du Pays fléchois a du mal à démarrer... |
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Le conseil des jeunes du Pays fléchois rassemble onze adolescents, dont dix résidant à La Flèche. Les élus espèrent que l’instance, encore embryonnaire, représentera davantage les autres communes en 2023. © Le Maine Libre
Le conseil de jeunes du Pays fléchois, créé en cet automne 2022, est encore peu représentatif des 14 communes. Le vice-président Laurent Hubert tire les conclusions d’une « communication insuffisante » pour améliorer le dispositif.
Les adolescents des 14 communes du Pays fléchois ont leurs propres élus. Onze jeunes de 11 à 14 ans ont été nommés au sein du nouveau conseil des jeunes du Pays fléchois. Ils résident tous à La Flèche, sauf une jeune fille de Ligron. C’est perfectible, selon le vice-président de la communauté de communes du Pays fléchois Laurent Hubert : Nous nous étions fixé un objectif trop ambitieux : élire des représentants de chaque village ».
Les premiers jeunes conseillers n’en sont pas moins enthousiastes et impliqués. Lors de leur première séance plénière, lundi 14 novembre 2022, ils ont proposé des projets pour l’environnement, ou de l’aide aux personnes vulnérables. Leurs premières idées devraient être mises en œuvre début 2023.
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« Tout ceci est nouveau »
C’est une première avancée, pour Laurent Hubert. Nous aurions voulu concrétiser le projet en 2021, mais sans doute notre communication envers les jeunes avait-elle été un peu déficiente et peut-être ne l’avons-nous pas menée pendant une durée suffisante. Nous étions, de plus, en pleine reprise post-Covid-19.
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Cette année, les agents du Pays fléchois sont allés rencontrer les collégiens, un jour avant les vacances, pendant la pause de midi. Mais uniquement dans les établissements fléchois. Même chose en septembre, après avoir tenté d’intéresser les membres du club ados pendant l’été. Dans les collèges du Lude, de Noyen-sur-Sarthe et Cérans-Foulletourte, nous avons diffusé des affiches et des flyers
ajoute Thomas Bauvais, coordinateur du service action jeunesse du Pays fléchois.
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Laurent Hubert compte sur l’expérience acquise cette année. Tout ceci est nouveau, d’où une certaine méconnaissance. Lorsque nous aurons pris un peu de recul, les choses se feront naturellement et nous serons plus efficaces en termes de communication. Nous comptons aussi sur l’engagement des jeunes.
Leurs premiers projets
Dans une salle de l’espace Gambetta, les jeunes conseillers sont en pleine réunion. En réalité, c’est aussi pour eux une façon de nouer des amitiés. Justine souligne : Nous allons participer à des projets concrets ».
Ils ont défini deux thèmes de travail : l’environnement et, d’autre part, des activités avec les animaux, entre autres auprès de personnes vulnérables. Nous pourrions organiser un carnaval des animaux, imprimer des flyers contre les abandons, conduire des bêtes auprès de personnes âgées seules ou d’enfants malades…
Justine propose d’installer davantage de poubelles de tri, ou encore de mettre en place plus de formations aux premiers secours. Marine suggère de collaborer avec la Croix-Rouge pour des actions humanitaires, comme améliorer l’accès aux protections hygiéniques pour les femmes. Elle aimerait aussi apporter des jeux de société à des personnes âgées.
Des questions concrètes
Laura, seule non-Fléchoise, propose aussi de mettre en place du covoiturage ou des navettes pour améliorer l’offre de transports entre les villages et le chef-lieu du canton. Il n’y a pas beaucoup de bus.
Elles se sentent visiblement concernées par ces questions très concrètes. Jusqu’à présent, pourtant, elles disent ne pas s’intéresser à la politique car c’est anxiogène
explique Marine, même si nous suivons le principal
, nuance Justine. Ici, pas de débats endiablés. Nous sommes là pour faire la même chose. Nous nous comprenons vite.