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La Flèche. La démolition de l’école Latouche ravive des souvenirs d’enfance... |
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Il n’a fallu qu’une vingtaine de jours à une grignoteuse hydraulique pour faire tomber les murs de l’établissement scolaire. © Le Maine Libre
Des logements sociaux vont être construits sur le site de l’école Latouche. La démolition du groupe scolaire, situé boulevard Latouche à La Flèche, s’est achevée en juillet 2020. Une déconstruction que regrettent d’anciens élèves de l’établissement.
L’école Latouche a disparu du paysage fléchois. Il n’a fallu qu’une vingtaine de jours à une grignoteuse hydraulique pour faire tomber les murs de l’établissement scolaire. Les gravats ont été évacués et c’est un terrain nu qui s’offre désormais au regard des passants.
Une démolition qui ne laisse pas insensibles les habitants du quartier et ceux qui ont fréquenté le site. Quelques riverains sont venus jeter un œil aux travaux de déconstruction. Elle était quand même belle cette école
commentait l’un d’eux.
On y enseignait depuis 1941
L’école Latouche a fermé en 2015. Le lieu a vu défiler des générations de jeunes Fléchois. Les premiers occupants ont été des adolescents qui se destinaient à des métiers manuels. De 1941 à 1964, c’était un centre de formation professionnelle. Il avait été créé par la Chambre de commerce du Mans.C’était un centre de formation où l’on faisait de l’électricité, de la tôlerie, de la mécanique, de l’électricité auto…
énumère un ancien élève. Le centre possédait un internat. Le tout a été transféré en 1964 à la cité scolaire Bouchevereau.
La vocation enseignante du site a perduré avec l’ouverture d’une école élémentaire puis d’une maternelle. Gustave Vielle y a enseigné à partir de 1975 avant d’en prendre la direction quelques années plus tard. Interviewé en 2015 alors que la dernière promotion de bambins quittait le boulevard Latouche, l’ancien enseignant se rappelait d’une école avec des enfants et des familles d’origines diverses, socialement, culturellement, mais d’une richesse formidable. Les relations avec les familles étaient très fortes
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« Une partie de moi-même »
Céline Mauboussin a fréquenté le groupe scolaire Latouche de 1988 à 1993. J’y ai fait toute ma scolarité.
Alors qu’elle réside dans la région mancelle, elle a fait un crochet par le boulevard Latouche alors que le chantier de démolition était en cours. Je voulais voir l’école avant qu’il n’y ait plus rien du tout. Je suis restée une bonne demi-heure.
Céline Mauboussin confie avoir un gros pincement au cœur
à l’idée que l’école de son enfance disparaisse. Je suis très nostalgique. J’ai l’impression qu’ils m’ont enlevé une partie de mon passé, et même une partie de moi-même. J’ai beaucoup de souvenirs dans cette école.
Elle poursuit : Tous mes souvenirs sont intacts. C’était une très bonne école. Il y avait une grande cour. On faisait beaucoup de sorties ; classes de mer ou classes de neige. Il y avait une bibliothèque et on a été parmi les premiers à avoir des ordinateurs
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Réunion d’anciens le 4 octobre
Afin de partager ses souvenirs avec d’autres anciens élèves ou enseignants, Céline Mauboussin et une camarade de classe – Virginie Mignot – ont souhaité organiser un rassemblement des anciens de Latouche. L’épidémie de Covid-19 est venue contrecarrer le calendrier initialement prévu mais les deux jeunes femmes veulent aller au bout. On ne laisse pas tomber
. Sauf nouvel aléa, cette réunion est prévue le dimanche 4 octobre 2020.