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La Flèche. Début de saison mitigé dans les chambres d’hôtes... |
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Anita et Guy Rapicault ont très peu de demandes cette saison, « un jour par mois » depuis le mois de mai. © Le Maine Libre
Si les hôteliers du secteur fléchois semblent bien travailler dans l’ensemble en ce début de saison estivale 2020, la situation est plus aléatoire chez les propriétaires de chambres d’hôtes.
Dans le quartier de Verron, Anita et Guy Rapicault possèdent deux chambres d’hôtes qu’ils ont ouvertes en mars 2017. Un complément.
Pour ce couple, la saison haute court du 15 mai au 15 septembre. Avec en moyenne, une occupation de dix à douze jours par mois lors de cette période. Mais cette année, ça n’a rien à voir avec la saison précédente
, constate Anita. On est à un jour par mois.
« On n’a pas de demandes »
Guy voit deux explications à cette situation. La première porte sur le système de réservation. On fonctionne avec l’office de tourisme, et avec Airbnb qui prend 20 % de commission. Ce qui augmente considérablement le prix de la chambre.
À tel point que le couple pense ne plus passer par ce site internet à l’avenir. Des demandes proviennent aussi de l’office de tourisme de la Vallée du Loir. Mais pour l’heure, le téléphone ne sonne pas…
L’autre raison est liée au contexte sanitaire. Les gens ne se déplacent pas, craignent une deuxième vague. On n’a pas de demandes, et cela ne va pas aller en s’arrangeant.
Une clientèle qui vient surtout visiter le zoo
Monique Letourneur propose deux chambres, route d’Angers. Ce ne sera pas une bonne année
, reconnaît la propriétaire, qui n’a rouvert à la location que depuis le 28 juin, après avoir hésité. On a perdu avril, mai et juin.
Même si elle enregistre pas mal d’annulations, Monique Letourneur a des réservations, y compris pour le mois d’août. Les chambres ne sont pas chères, 50 €. Grâce à ça on a du monde.
En revanche, elle ne loue qu’une chambre à la fois, ou deux si les personnes font partie de la même famille. Ma clientèle est familiale, et pour les trois quarts, elle vient pour le zoo. Il y a aussi une clientèle d’habitués qui viennent dans leur famille.
« Les gens ont peur »
Corinne Guillotin a elle aussi hésité à ouvrir les deux chambres qu’elle loue au Parc aux Lièvres, à proximité du zoo de La Flèche. On a des réservations, mais le début de saison est mitigé.
Ses chambres, elle les a mises en mode « gîte ». Mais de manière générale, Corinne Guillotin constate que les gens ont peur
. Alors que là aussi, comme chez les loueurs de chambres d’hôtes, un protocole sanitaire a été mis en place. Des contraintes qui ont poussé certains propriétaires à ne pas ouvrir cet été.