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La défense de Saint-Gervais toujours en marche... |
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Une partie du collectif gervaisien a tenu une conférence de presse fin juillet. © Le Maine Libre
Après le vote (début juillet 2024) des élus pour la fusion des deux communes, Laigné-en-Belin et Saint-Gervais-en-Belin, en Sarthe, le collectif de défense de Saint-Gervais opposé à cette décision, continue de se mobiliser.
Après la distribution de tracts, des parutions dans la presse, le collectif de défense de Saint-Gervais opposé à la fusion entre Laigné-en-Belin et Saint-Gervais-en-Belin avait envoyé un courrier à Mathilde Plu, maire de la commune.
Pas de référendum possible
 Nous avons reçu sa réponse datée du 4 juillet dernier, invoquant une impossibilité de réaliser un référendum en s’appuyant sur des articles du code des collectivités territoriales ainsi que le rejet de la responsabilité sur le préfet »,
indique Aldric Derré, porte-parole du mouvement.
Entre les 5 et 8 juillet, les pétitions signées ont été envoyées au maire.  Au total, environ 300 signatures ont été récoltées, 182 au moment de l’envoi, soit 11 % du corps électoral de la commune.
Ce chiffre est donc supérieur au seuil de 10 % permettant une consultation de la population selon l’article L1112-16 du code général des collectivités »,
souligne le porte-parole.
« Nous ne voulons pas de mauvaises surprises »
Lors de la collecte de signatures, le collectif a noté beaucoup d’interrogations parmi les habitants dont une communication insuffisante, hormis une plaquette diffusée quelques jours avant le vote des élus.
 Aujourd’hui notre démarche est de connaître notre futur. Nous ne voulons pas de mauvaises surprisesÂ
, explique un habitant.  C’est plus dégradant de ne pas écouter les habitants que le collectif. C’est un manque de respect de la part du conseil. La communication et le dialogue font toujours avancer les chosesÂ
, ajoute-t-il.
« Il y a une volonté de faire disparaître Saint-Gervais »
Et maintenant ? Et bien en attendant la décision du préfet, le collectif étudie la solidité juridique de la procédure de fusion.  Autrement, cela pourra faire l’objet d’un recours. Nous allons continuer d’informer les gens et défendre Saint-GervaisÂ
, affirme Aldric Derré.  Il y a une volonté de faire disparaître Saint-Gervais en ne prévoyant pas le maintien d’une commune déléguée au sein de la commune nouvelleÂ
.
Le collectif note l’absence d’unanimité parmi les élus sur la fusion, celle-ci étant  dépourvue de toute base démocratique du fait qu’elle n’a pas été évoquée dans la profession de foi de la liste unique aux municipales de 2020 et voté par des élus représentant 27,52 % des inscrits, sans consultation de la population.Â