|
La 19e édition de la fête médiévale a tenu toutes ses promesses... |
1
Aliénor, de la troupe du griffon rouge sort du château de Montmirail pour le défilé. Montmirail retrouve ses habits d’antan. © Ouest-France
Encore un rendez-vous réussi. La 19e édition de la célèbre fête médiévale fut une nouvelle fois magique.
Son organisation dans le parc du château fut un gros point fort et le défilé des troupes avec les chevaux, dans les rues de Montmirail, n’a pas manqué d’attirer les habitants, ravis de profiter de cette animation. Sous un ciel d’été, les visiteurs, venus par milliers sur les deux jours se sont laissés embarquer dans ce voyage dans le passé.
Une fois les grilles du château passées, il n’y avait plus qu’à prendre le chemin pour monter sur les hauteurs et découvrir ce beau parc arboré, qui accueillait les festivités. D’abord, ce marché artisanal avec pas moins d’une quarantaine d’exposants. Créateurs de bijoux, d’objets en cuir, en fer ou en bois, costumière de vêtements médiévaux, producteurs maraîchers ou de rillettes de poules, mais aussi un stand d’un écrivain public pour apprendre ou réapprendre à écrire à la plume.
Une cuisine moyenâgeuse
Un marché riche de découvertes, de senteurs, sans oublier ces petits pains, concoctés par les fouées du roi. Basés à Semur-en-Vallon, Xavier et Johann font découvrir régulièrement ces petits pains spéciaux  Au Moyen-Âge, ces petits pains étaient utilisés comme un thermomètre, car, pour savoir si le four était à bonne température pour faire cuire les grosses miches, on y glissait avant ces petits painsÂ
, explique Xavier. Et d’ajouter,  si le pain gonflait au bout de quatre minutes, le four était à bonne température, et les gens se partageaient ensuite ces petits painsÂ
. Garnies en produits salés ou sucrés, ces fouées reviennent au goût du jour.
Un retour vers les savoirs du passé
Passé le marché médiéval, un peu plus loin dans le parc, se tenaient les animations. Que d’activités pour petits et grands ! La troupe de Scénie-en-2-Monts, originaire des Charentes présentait des danses médiévales mais aussi de la Renaissance.  Plutôt autour du début du XVIIIe siècleÂ
explique Gwenola de Kergrohen, trésorière de l’association. Les costumes sont réalisés par les bénévoles. Plus loin, des campements, ceux de la troupe du Griffon rouge, qui proposait au public d’assister à des jeux équestres, mais aussi à des joutes. Quant à la compagnie de l’épée soleil et Vercoquin, c’est une troupe familiale qui vient de Belgique. Ils ont à cœur de reconstituer la vie militaire mais aussi le quotidien des contemporains de Charles le Téméraire, dernier duc de Bourgogne. Ainsi dame Mahaut présentait au public l’art des mathématiques à ces époques lointaines, tandis qu’un autre membre de la troupe expliquait au public conquis certaines avancées scientifiques. Les enfants ont été ravis d’apprendre les valeurs de chevalerie.