|
L’opposante MarÃa Corina Machado se dit déterminée à retourner au Venezuela malgré l’arrestation d’un de ses proches... |
1
La leader de l’opposition vénézuélienne MarÃa Corina Machado s’adresse à la presse après avoir rencontré le secrétaire d’État américain Marco Rubio au département d’État américain à Washington, DC, le 28 janvier 2026. © OLIVER CONTRERAS / AFP
Après l’arrestation du dissident vénézuélien Juan Pablo Guanipa quelques heures après sa sortie de prison, dimanche 8 février, l’opposante MarÃa Corina Machado s’est dit déterminée à retourner au Venezuela ce lundi. Elle a affirmé que sa volonté de rentrer dans son pays n’était « en rien » affectée par cette arrestation.
La figure de l’opposition vénézuélienne MarÃa Corina Machado a affirmé lundi 9 février 2026 à Washington que sa volonté de rentrer dans son pays n’était « en rien » affectée, « bien au contraire », par l’arrestation d’un de ses proches quelques heures seulement après sa sortie de prison, indique l’Agence France-Presse (AFP).
« Cela n’affecte en rien mon retour. Bien au contraire », a déclaré à l’AFP la récente lauréate du prix Nobel de la paix, à propos de l’arrestation du dissident Juan Pablo Guanipa lundi, après moins de douze heures de liberté. « Je vous ai clairement dit que j’avais certaines tâches à accomplir avant de revenir. Une fois ces objectifs atteints, je retournerai au Venezuela », a-t-elle complété, sans donner davantage de détails sur une potentielle date.
« Ils seront communiqués en temps voulu par les voies officielles », a-t-elle répondu. « J’ai été très claire sur le fait que mon objectif est de retourner au Venezuela dès que possible et d’accompagner les Vénézuéliens dans le processus de transition démocratique. »
Lire aussi : Venezuela : les États-Unis avancent l’idée d’une « transition » post-Maduro
Libéré puis arrêté quelques heures plus tard
Juan Pablo Guanipa, ancien vice-président du Parlement âgé de 61 ans et figure la plus emblématique parmi les prisonniers politiques vénézuéliens, a été libéré dimanche et de nouveau arrêté quelques heures plus tard, à la demande du parquet qui a estimé qu’il avait enfreint les conditions posées à sa libération. Sa famille dit ne pas savoir où il se trouve depuis.
Dimanche « a été une journée où nous avons connu des émotions très contrastées », a décrit MarÃa Corina Machado, entre « le soulagement de nombre de proches qui ont vu revenir la personne qu’ils aiment tant » et « la réaction de la tyrannie, qui se remet immédiatement à arrêter, à kidnapper mon ami ».
La dirigeante de l’opposition s’est exprimée à la sortie d’une visite au siège de la Commission interaméricaine des droits de l’Homme (CIDH), dont la dernière mission en date au Venezuela remonte à 2002. Le pouvoir n’avait plus autorisé ensuite la venue de ses experts, dont les activités comprennent la visite de prisons et des entretiens avec des opposants politiques.