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L’ex-sénateur Joël Guerriau condamné à 18 mois de prison ferme pour avoir drogué Sandrine Josso... |
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L’ex-sénateur de la Loire-Atlantique, Joël Guerriau, comparaissait lundi 26 et mardi 27 janvier 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris. © Franck Dubray/Ouest-France
Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son jugement ce mardi 27 janvier, en soirée, après deux jours de débats. Joël Guerriau, l’ancien sénateur de Loire-Atlantique, écope de quatre ans de prison dont trente mois avec sursis pour avoir drogué Sandrine Josso.
Avocats et observateurs s’attendaient à ce que les magistrats prennent le temps de la réflexion, en renvoyant la décision à plusieurs jours. Mais le tribunal correctionnel de Paris a choisi de se retirer pour délibérer dès la fin des débats, ce mardi 27 janvier, vers 17 h 15. À 22 h, ils ont jugé Joël Guerriau coupable des faits reprochés : avoir détenu, chez lui, un sachet de drogue, et avoir administré cette MDMA à la députée Sandrine Josso, à son insu, dans le but de la violer ou de l’agresser sexuellement, lors de cette soirée du 14 novembre 2023.
Celui qui fut maire de Saint-Sébastien-sur-Loire (Loire-Atlantique) pendant vingt-deux ans, et sénateur pendant quatorze ans, écope de quatre ans de prison dont dix-huit mois ferme, avec un mandat de dépôt à effet différé mais sans exécution provisoire. Il devra par ailleurs indemniser Sandrine Josso à hauteur de 5 000 €.
Trois ans ferme requis par le parquet
La veille, Joël Guerriau avait noyé le tribunal et son auditoire avec des explications surprenantes, « qui ont marqué les esprits », note le procureur Benjamin Coulon. « Il a demandé pardon à Mme Josso, mais pardon d’on ne sait trop quoi… Il nous dit que, s’il avait été mieux informé de la dangerosité du produit, les choses ne se seraient pas passées comme ça. Il a dit soutenir Mme Josso dans sa lutte contre la soumission chimique, a résumé le magistrat, avant de réclamer quatre ans de prison, dont trois ferme et un mandat de dépôt différé. Ce que je crois, c’est que c’est la condamnation de M. Guerriau à cette audience qui servira au mieux la cause. »
Les deux avocats de la défense, Henri Carpentier et Marie Roumiantseva, ont plaidé la relaxe. S’ils ne contestaient pas que Sandrine Josso a été droguée chez Joël Guerriau, ils ont réfuté l’intention d’agresser sexuellement la députée. L’ex-sénateur a annoncé, via son avocat, qu’il va faire appel de cette décision.