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L’équipementier automobile Valeo va supprimer 868 postes en France et fermer un site dans la Sarthe... |
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Le logo de Valeo à Mondeville (Calvados), en 2009. © MYCHELE DANIAU / ARCHIVES AFP
Après Michelin ou Auchan : Valeo. La direction de l’équipementier automobile a indiqué ce mercredi 27 novembre qu’elle comptait supprimer 868 postes en France, à une échéance qui reste à déterminer. Huit des sites français du groupe sont concernés. Celui de La-Suze-sur-Sarthe va même être fermé. Un site mayennais devrait par ailleurs voir ses effectifs réduits.
L’équipementier automobile Valeo va supprimer 868 postes dans huit de ses sites français, a indiqué ce mercredi 27 novembre 2024 la direction du groupe. Selon un porte-parole de la direction, le plan annoncé par cette dernière prévoit 694 départs contraints et 174 départs volontaires. Mais, d’après le syndicat Force ouvrière, le total pourrait atteindre 1 282 suppressions si les salariés refusent de changer de site. Le calendrier de ces suppressions de postes reste à déterminer.
Selon Reuters, le site de La Suze-sur-Sarthe serait totalement fermé, tout comme celui de La Verrière (Yvelines), dont les activités de recherche et développement seront transférées sur un autre site. Selon l’Agence France Presse, le site de L’Isle-d’Abeau (Isère), lui, ne va pas fermer, mais verra ses effectifs réduire, avec 70 salariés au lieu de 308 jusqu’ici. Les sites de Sainte-Florine (Haute-Loire), Reims (Marne), Laval (Mayenne), Amiens (Somme) et Limoges (Haute-Vienne) sont également concernés. En outre, 200 postes pourraient être supprimés en Allemagne, en République tchèque et en Pologne.
Vague de licenciements en France
Cette annonce intervient alors que l’industrie française, et notamment la filière automobile, connaît de nombreux plans sociaux. Début novembre, Michelin avait ainsi annoncé qu’il allait supprimer 1 254 emplois d’ici 2026. La grande distribution est également concernée puisqu’Auchan a de son côté annoncé la suppression de 2 389 emplois.
La secrétaire générale de la CGT avait estimé « que plus de 150 000 emplois allaient disparaître, probablement plus » dans les prochains mois, avec un « effet domino sur toute la chaîne de sous-traitance ».