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À La Suze-sur-Sarthe, les salariés de Valeo toujours dans l’attente... |
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À La Suze-sur-Sarthe, l’intersyndicale de l’usine Valeo appelait une nouvelle fois au débrayage, ce lundi 21 octobre 2024. © Ouest-France
Alors qu’un CSE s’est de nouveau réuni, ce lundi 21 octobre 2024, l’avenir de l’usine de La Suze-sur-Sarthe reste en sursis. Depuis sa mise en vente le 15 juillet dernier, aucun repreneur n’a été annoncé et l’ombre d’un plan social plane toujours.
Plus de trois mois après l’annonce de la mise en vente du site Valeo de La Suze-sur-Sarthe (Sarthe), les 240 salariés attendent toujours de connaître l’avenir de leur usine. Un nouveau CSE (Comité social économique) a eu lieu ce lundi 21 octobre 2024, sans qu’aucune annonce ne soit faite. Impossible, donc, de savoir si un repreneur a été trouvé ou si le groupe entrevoit déjà la fermeture pure et simple du site sarthois.
Nouvelle échéance le 6 décembre
La direction a fixé une nouvelle échéance le 6 décembre, au grand dam des représentants syndicaux. « On en a ras le bol que ce soit repoussé sans arrêt , peste Franck Goulette, délégué CGT. On va faire patienter les gens avec l’annonce d’un éventuel plan social. Un super cadeau pour les fêtes… », ironise-t-il, non sans colère.
Comme la semaine dernière, une partie des salariés a débrayé en début d’après-midi. Cette fois, un directeur des ressources humaines a fait le déplacement afin de les rencontrer. Ces derniers demandent une prime exceptionnelle de 3 400 €, une compensation déjà perçue par leurs collègues de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), dont l’usine a également été mise en vente.
À La Suze, l’équipementier automobile fabrique principalement des systèmes de refroidissement pour les batteries des véhicules électriques. Un autre site, spécialisé dans l’électronique, est présent dans le département, à Sablé-sur-Sarthe, sans que ce dernier ne soit menacé. Sur les 270 salariés que comptait l’usine de La Suze en juillet 2024, 30 ont déjà quitté le site, soit par mutation vers celui de Sablé, soit par démission. Une nouvelle mobilisation est prévue ce mardi 22 octobre, à 9 h.