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L’entreprise Deenova est installée à Rouillon depuis le début d’année... |
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Anthony Marchand, directeur général de Deenova, devant une des machines destinées aux pharmacies hospitalières. © Ouest-France
Concepteur de solutions pour les pharmacies hospitalières, l’entreprise Deenova est passée de La Milesse à Rouillon (Sarthe), près du Mans, pour être plus à l’aise.
Deenova est une entreprise discrète et pourtant un fleuron dans son domaine qui, certes, est une niche mais ô combien utile. Anthony Marchand, son dirigeant depuis 2024, raconte la genèse :  En 2011, Loïc Bessin, alors dirigeant d’Atemi à La Milesse, avait besoin de se diversifier et au hasard de rencontres liées à de nouvelles obligations, il crée Ecodex pour concevoir et fabriquer des systèmes d’automatisations faits pour sécuriser l’élaboration des piluliers destinés aux pharmacies d’établissement de santéÂ
. Il a fallu deux ans pour sortir le premier système et l’installer.
Depuis, l’entreprise a pris des parts de marché sur ce domaine de niche  mais indispensable pour sécuriser la distribution de médicaments en milieu hospitalier »,
précise le dirigeant qui démarra en 2014 comme automaticien au sein de l’entreprise avant d’en devenir le directeur général après la reprise par Deenova, basée en Italie.
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50 piluliers à l’heure
Depuis, l’entreprise ne cesse de croître jusqu’à employer, à ce jour, 45 personnes, dont 24 techniciens répartis sur le territoire français pour assurer la maintenance des 110 machines réparties sur 65 établissements. Le reste de l’équipe étant dédié au bureau d’études chargé également de l’accompagnement via la hotline.
« Nos systèmes découpent les blisters de médicaments, les encodent, les ensachent puis les redistribuent dans des piluliers. Ils sont capables de gérer jusqu’à 300 références pour 300 patients à raison de 50 piluliers à l’heure », détaille Anthony Marchand.
Séduire des clients sarthois
Ces bêtes de technologie qui sécurisent font la fierté de l’équipe et coûtent de 220 000 à 300 000 € pièce  mais peuvent représenter des économies liées à leur fiabilité et surtout la sécurité du patient. On réduit l’erreur liée au facteur humainÂ
. Les systèmes sont assemblés par des partenaires locaux.
Seule petite ombre au tableau de ce fleuron local :  Nous aimerions séduire des clients sarthois, notre client le plus proche étant l’hôpital d’Orléans.Â