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Jupilles. Parents et élus unis contre une fermeture de classe... |
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Hier matin, les parents d’élèves et les élus se sont mobilisés contre la fermeture d’une classe. © Le Maine Libre
L’annonce de la fermeture d’une classe au Sivos (Syndicat à vocation scolaire) de Thoiré-Jupilles-Beaumont entraîne la mobilisation des parents et des élus de ces trois communes en ce début 2024.
Mardi matin, à l’entrée de l’école de Jupilles, parents d’élèves et élus manifestaient leur mécontentement après l’annonce par l’Éducation nationale de la fermeture d’une classe à la prochaine rentrée scolaire. À 16 h 30, une manifestation sur le même sujet se tenait à l’école de Beaumont-Pied-de-Boeuf.
Le risque d’une classe à trois niveaux
Catherine Fratras, adjointe au maire de Beaumont-Pied-de-Boeuf et présidente du Sivos, présentait l’établissement : « Notre Sivos scolarise 96 élèves dans deux écoles, celle de Jupilles reçoit 54 élèves dans trois classes, des petites sections jusqu’aux CE1, chaque classe comprend deux niveaux scolaires ; à Beaumont-Pied-de-Boeuf il y a 42 élèves dans deux classes, une de CE2/CM1 avec 20 élèves et une de CM1/CM2 avec 22 élèves. Une fermeture entraînerait la mise en place d’une classe à trois niveaux qui mettrait en difficulté la scolarisation des enfants ».
Parents d’élèves et élus sont décidés à se faire entendre car la carte scolaire prévoit 50 fermetures de classes, dont 38 en milieu rural. « Les projections d’effectifs de notre Sivos ne sont que légèrement à la baisse sur les trois prochaines années. Nous avons un potentiel de six à 12 enfants à venir dans des familles d’accueil, et les enfants peuvent être scolarisés dès leur 3e anniversaire sans attendre la rentrée suivante. Nous allons solliciter les parlementaires et irons manifester à la préfecture le 19 février ».
Appel au boycott le 20 février
Les élus soutiennent ces actions, à l’image de Régis Valienne, vice-président du Conseil départemental : « On fait tout pour détruire le tissu rural, on dédouble les classes dans les villes en prenant les enseignants du secteur rural. L’État ne fait pas ce qu’il promet, il laisse le monde rural à l’abandon. Le 20 février, une réunion au sujet des Territoires éducatifs ruraux doit se tenir au collège de Bercé, je vais demander aux élus de la boycotter ». Le maire de Jupilles, Vincent Gruau, va dans le même sens : « Cette menace existe depuis deux années, l’an dernier nous l’avons repoussée, nous ne lâcherons pas. Nous sommes classés territoire d’éducation prioritaire mais l’Éducation nationale a une vision comptable avec des ratios et des nombres d’élèves par classe ».