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Handball. Mamers (N3F). Tanguy Denos : « C’est rare qu’elles s’écroulent vraiment »... |
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Tanguy Denos et ses joueuses © archives ARNAUD DESPELCHAIN
Malgré un démarrage très poussif, les Mamertines ont réussi à reprendre le fil de la rencontre au bout de quinze minutes de jeu, à Châteauroux, dimanche 22 mars. Elles s’imposent nettement sur leur plus long déplacement de l’année (34-42).
C’est une qualité que l’on ne pourra jamais leur enlever. Ce dimanche après-midi, à Châteauroux, les leaders de Nationale 3 ont prouvé qu’elles avaient une sacrée force de caractère, malgré leur timidité. À l’image des matches de ses dernières années en Nationale 2, elles ne se sont pas écroulées.
Je voudrais retenir la réaction des filles sur ce match. Le début de la rencontre était compliqué mais elles ne se sont pas énervées, soulignait le coach Mamertin au lendemain de la rencontre. Elles sont restées concentrées et ont su réagir en gardant la tête froide. C’est un enseignement que l’on peut avoir de ce match et une sacrée qualité. Elles n’ont pas eu ce coup de massue comme en Coupe de France où elles ont su renverser la rencontre. Et petit à petit, elles ont réussi à se remettre dans le match
. Il ajoutera : C’est rare qu’elles s’écroulent vraiment dans un match.
Encore une fois, la capitaine Léa des coups a réussi à mobiliser ses qualités techniques, physiques et mentales pour ramener les siennes dans le droit chemin. Elle a marqué 7 de ses 12 buts, dans le deuxième quart d’heure, en succédant au début de match impressionnant d’Audrey Pineau (5 de ses 14 buts). Néanmoins, le point faible du match était la défense : On n’est pas du tout entré dans le match comme il fallait. Je pense que le long trajet et le peu de temps pour s’échauffer, cela a joué. Mais on a vraiment été apathique en défense, on a beaucoup attendu l’adversaire, sans contact. Donc, au bout de quinze minutes, on avait déjà pris 13 buts…
Dès qu’elles ont mis de l’impact sur la porteuse de balle, elles ont réussi à passer devant. À la fin de la première mi-temps, un petit écart était fait (19-23) avant qu’elles ne remettent une couche au début de la deuxième période. L’idéal pour Tanguy Denos, qui a pu faire jouer toutes les joueuses, tester de nouvelles combinaisons et travailler l’efficacité au tir.
Le collectif est désormais à une victoire du titre, et surtout dans la dernière ligne droite avant le double match de la Coupe de France.