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Gréez-sur-Roc. Noces de platine pour Louisette et René Pigeard... |
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Soixante-dix belles années déjà passées pour Louisette et René Pigeard, un couple qui a longtemps Å“uvré pour le bien de sa commune. © Ouest-France
« S’intéresser à beaucoup de choses, être entourée de gens que l’on aime est le secret de ma longévité », racontait l’actrice Michèle Morgan. Visiblement, cette démarche fait recette.
Les gens d’ici
Voisin de Charles Cousin, centenaire en forme et peu avare d’histoires, le couple René et Louisette Pigeard est aussi un autre exemple de longévité dans la commune de Gréez-sur-Roc (Sarthe). Mariés depuis soixante-dix ans, ils ont fêté fin novembre avec leurs enfants, leurs noces de platine.
C’était un samedi, il faisait froid, mais les cÅ“urs étaient bien chauds en ce 27 novembre 1954. Louisette venait d’avoir 19 ans, René 21 ans. Gréezois tous les deux, ils ont fréquenté l’école communale.  On était dans la même classe, mais pas dans la même cour, les filles et les garçons étaient séparés à l’époqueÂ
, se souvient Louisette.
Le couple s’est marié au retour de l’armée du jeune René. La mairie, à l’époque, était installée près de l’école (l’actuelle salle Adrien-Martin). Le couple s’est installé dans une petite maison de la Grande-rue. Leur fille y est née. Trois ans plus tard, ils emménageaient dans leur actuelle maison. Menuisier, René a travaillé chez Jules Lecomte, puis chez Couetty qui tenait la parqueterie, située chemin du cimetière.
Élu municipal
René et son épouse l’ont finalement repris en 1961 jusqu’à la retraite.  Maintenant, c’est un ferronnier d’art qui travaille dans ce bâtiment Julien Gadois »,
réplique l’ancien dirigeant. À l’époque, dans les années 1960, le village de Gréez-sur-Roc se vidait de ses jeunes qui partaient travailler en ville, à Paris même. Eux sont restés, ensemble, ils ont fait vivre leur entreprise, main dans la main, avec plusieurs employés.
René a rejoint également les sapeurs-pompiers et a continué de s’investir dans la commune en prenant part à la vie municipale dès 1971, quatre mandats dont trois en qualité d’adjoint au maire.
René se souvient d’un jour où, dans une discussion, le secrétaire de mairie a dit au maire de l’époque, Adrien Martin :  Tous les ânes ne s’appellent pas Martin.Â
La gaffe a fait rire.
La retraite sonnée, le couple s’est attaché à transcrire la mémoire du village. Ils sont les auteurs du livre, il y a quelques années, Histoire et histoires de Gréez-sur-Roc.  J’ai passé beaucoup de temps dans les archives,
raconte en souriant René. Et ma femme et moi, on retranscrivait tout sur notre ordinateur, j’en ai passé des heures devant cet écran
.Â
C’est un livre passionnant qui fait voyager le lecteur à travers le temps et les personnages qui ont façonné le village. Le temps, René et Louisette ne l’ont pas vu passer. Trois petits-enfants et sept arrière-petits-enfants sont venus agrandir la famille. Comme le platine, les liens qui unissent ce couple sont précieux, rares et inaltérables.