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Gréez-sur-Roc. Le tribunal a tranché : les travaux de l’antenne relais peuvent reprendre... |
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Les travaux ont commencé au lieu-dit « Le Grand Sablon du Bousseaux », à la sortie du village direction « La Croix Champagne ». © Le Maine Libre
Le tribunal administratif s’est prononcé le 11 avril 2022 sur la requête en référé-suspension déposée par des riverains de la future antenne relais. Le juge a considéré que la condition d’urgence n’était pas satisfaite.
Le tribunal administratif de Nantes, saisi par des riverains du lieu d’implantation de l’antenne relais en construction à Gréez-sur-Roc a statué dans une ordonnance du 11 avril 2022 sur le référé-suspension qui devait arrêter les travaux. Il n’a pas retenu le caractère d’urgence et a noté qu’un intérêt public existe bien à assurer la couverture du territoire par un réseau de téléphonie mobile
. Les travaux vont donc pouvoir reprendre au lieu-dit « Le Grand Sablon du Bousseaux », en attendant un jugement sur le fonds du même tribunal, dans les mois à venir.
+ Gréez-sur-Roc. Une antenne relais 4G va s’implanter, les riverains s’inquiètent
Le chantier a commencé en mars dernier et devrait être terminé avant l’été pour monter une antenne relais 4G. C’est une grande satisfaction pour les citoyens de Gréez-sur-Roc mais aussi de Saint-Ulphace. Tout le monde attend l’antenne. Si on veut attirer des jeunes ou des personnes en télétravail par exemple, il faut du réseau
, commente la maire, Myriam Morand.
« Un combat pour nos collines »
Un collectif, « Collines de Gréez » s’est créé à l’initiative d’Édouard Durand, un riverain, contre ce projet. Nous allons continuer à alimenter le dossier en faisant valoir nos arguments
, explique-t-il. Parmi eux, l’atteinte paysagère que l’antenne provoquerait une fois montée. Le tribunal n’a pas remis en cause notre intérêt à agir. Nous nous sommes engagés en sachant que la loi a été conçue pour faciliter les affaires des opérateurs et offre peu de marge de manœuvre à ceux qui subissent la proximité d’une antenne.
Le Grézois insiste sur les raisons de son action : Ce n’est pas un combat de riverains ou de châtelains, mais un combat pour nos collines, pour tous les promeneurs et randonneurs.