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Festival. Au Mans, les Siestes Teriaki masquées, en toute quiétude... |
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Grégoire Junqua, Ronan Virondaud et Manu Chaput sur dans les starting-blocks avant les siestes Teriaki. © Ouest-France
Les Siestes Teriaki, dédiées aux musiques électroniques, auront bien lieu à l’abbaye de l’Épau samedi 29 et dimanche 30 août.
Les siestes Teriaki auront bien lieu. Toute l’équipe de bénévoles est en pleine préparation pour l’Événement, avec un grand E. Car jusqu’au début de l’été, rien ne prédisait que le festival de musique allait bien se tenir à l’abbaye de l’Épau au regard de la crise sanitaire malgré la volonté de l’association.
 Nous sommes soutenus par le Conseil départemental qui nous accompagne pour nous adapter à ces conditions spécialesÂ
, réagissent trois des organisateurs Manu Chaput, Grégoire Junqua et Ronan Virondaud.
Le stress est palpable. Teriaki va marquer le retour de concerts fédérateurs au Mans, les premiers depuis mai. Une pression d’autant plus grande que le festival pourrait être envisagé comme une sorte de test.  Il faut aussi le voir de façon positive
, insiste Ronan.Nous allons montrer qu’un festival est possible si on a le soutien des institutions !Â
Masques obligatoires
Depuis des semaines, toute l’équipe réfléchit donc à la mise en œuvre des Siestes pour garantir la sécurité des spectateurs, des bénévoles et des artistes. Pas le choix donc : même si les concerts ont lieu en plein air, le masque sera obligatoire.  C’est peut-être une contrainte
, acquiesce Manu Chaput, Mais quand même moins que de ne pas pouvoir aller en concert. On préfère porter un masque et voir des choses intéressantes que de rester enfermer à la maison non ?Â
Toutes les mesures ont été prises en plus du masque : un sens de circulation, deux bars  pour limiter les endroits stationnairesÂ
, le respect des gestes barrières  avec du personnel dédié pour plus de pédagogieÂ
, de la distanciation physique  pour éviter de dire social, les gens ont quand même le droit de se parler !Â
Pas de restauration sur place, les spectateurs sont invités à apporter un pique-nique  sans verre ni objet tranchant, Vigipirate obligeÂ
.
 Ce que l’on veut montrer c’est que l’organisation de concerts est possible au même titre que l’ouverture des parcs d’attractions.Â
Pas question pour autant de faire polémique. Les bénévoles s’adaptent.  Il n’y aura rien dans les intérieursÂ
, précisent les organisateurs.  Nous avons revu la scénographie et l’éclairage du parc où auront lieu les concertsÂ
, à apprécier assis, allongés, ou debout, à chacun sa façon d’envisager sa sieste.
Samedi 28 août, dès 16 h et dimanche 29, à partir de 14 h, à l’abbaye de l’Épau, au Mans. Gratuit.
Un festival pour oreilles curieuses
Après 24 années d’existence, l’association a revu plusieurs fois sa formule. Aujourd’hui le festival se décline autour des siestes, sur deux jours, à l’abbaye de l’Épau. Mais c’est quoi exactement, une sieste Teriaki ?  Une aventure sonore qui n’est plus forcément électro comme aux débutsÂ
, réagit Manu Chaput, co-organisateur.
 Les concerts que nous proposons ne sont toujours faciles à cataloguer
, reconnaît Grégoire Junqua. Ce sont des choses très peu entendues qui prennent des formes hybrides et curieuses sans être élitistes.Â
Manu Chaput tranche :  C’est un parcours émotionnel, une aventure sonore qui amène le curieux à écouter des choses différentes.Â