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Festival de Sablé. Des jeunes des Missions locales à la découverte de l’univers baroque... |
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Le groupe a pu découvrir les costumes baroques dans les locaux de la compagnie L’Éventail, à Sablé-sur-Sarthe. © Festival de Sablé
Quatorze jeunes accompagnés par les Missions locales Sarthe-Nord et Sarthe-Loir ont passé deux jours en immersion dans le Festival baroque de Sablé-sur-Sarthe, mercredi 24 et jeudi 25 août 2022.
« J’étais hésitant, mais finalement, ce n’était pas si mal », sourit Alex. Lui et treize autres jeunes des Missions locales Sarthe-Nord et Sarthe-Loir ont passé deux jours en immersion au Festival baroque de Sablé, mercredi 24 et jeudi 25 août. « C’est la huitième année qu’on organise ce parcours-découverte, indique Melissa Trouillard, chargée de médiation à l’association culturelle L’Entracte. Nous adaptons tous les ans les activités, en lien avec la programmation. »
Cette année, elles étaient inspirées du spectacle inaugural : Le Mariage forcé, qui associait théâtre, musique et danse. Après des ateliers pour « briser la glace » entre eux, les jeunes, qui ne se connaissait pas tous avant cette expérience, ont passé l’après-midi dans les pas de la compagnie sabolienne de danse baroque L’Éventail, basée à l’espace Francine-Lancelot. Ils ont pu voir un entraînement et visiter la réserve des costumes. Avant de s’essayer eux-mêmes à la danse baroque. « C’était assez compliqué », rigole Baptiste.
« Tout le monde a laissé tomber ses barrières »
Le soir, ils ont assisté à la représentation du Mariage forcé, au théâtre Joël-Le Theule. Le lendemain, jeudi, ils se sont mis dans la peau d’un costumier en réalisant une « planche tendance » où ils ont mélangé leurs références artistiques actuelles et celle du baroque, en compagnie de Claire Gabard, de L’Éventail. « Il y a eu beaucoup de partage. Tout le monde a laissé tomber ses barrières », apprécie Noha. « On a découvert les jeunes différemment », relèvent, pour leur part, Florence Buron et Sandrine Lecomte, accompagnantes de la Mission locale Sarthe-Loir.
Si quelques-uns dans le groupe sont attirés par l’univers artistique, ils ne deviendront pas tous costumiers ou danseurs baroques. Mais l’essentiel est ailleurs : leur « horizon s’est élargi » pour reprendre les mots de Baptiste. « Ça donne envie de revenir pour des spectacles burlesques comme celui de mercredi soir ou pour voir d’autres choses », conclut Noha.