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Féminicide de Coulans-sur-Gée : le suspect mis en examen et placé en détention provisoire... |
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Le corps de Nelly Ferron avait été découvert dans la matinée du 3 mars 2023 chez elle, dans une longère située à deux kilomètres du village de Coulans-sur-Gée. © Archives Le Maine Libre – YVON LOUE
La garde à vue de l’homme interpellé mardi 7 mars 2023 après le féminicide de Nelly Ferron à Coulans-sur-Gée (Sarthe) a pris fin ce jeudi 9 mars. Présenté au parquet, il a été mis en examen pour homicide volontaire avec préméditation et placé en détention provisoire. Il entretenait une relation amoureuse avec la victime.
La garde à vue de l’homme interpellé mardi 7 mars 2023 après le meurtre de Nelly Ferron à Coulans-sur-Gée (Sarthe) a pris fin ce jeudi 9 mars.
« Des indices graves et concordants d’avoir causé la mort »
Il a été présenté au parquet du Mans  en vue de l’ouverture d’une information judiciaireÂ
, informait la procureure de la République au Mans, Delphine Dewailly, dans un communiqué de presse en milieu de journée.
Il existe à son encontre  des indices graves et concordants d’avoir causé la mortÂ
 de l’infirmière de 50 ans dont le corps a été découvert dans la matinée du 3 mars chez elle, dans une longère située à deux kilomètres du village.
 Les actes de recherches, de prélèvements et d’investigation très approfondis réalisés par la gendarmerie de la Sarthe, auxquels se sont ajoutés les résultats positifs des analyses médicales et scientifiques auxquels ces prélèvements ont été soumis, ont rapidement conduit à envisager l’implication de cet homme dans le décèsÂ
, dévoilait la procureure.
Quel est le profil de l’homme mis en cause ?
Ami d’enfance de la victime, l’intéressé, aujourd’hui âgé de 51 ans, avait repris contact depuis quelques années avec Nelly Ferron, elle-même séparée du père de ses enfants.
L’homme et la femme entretenaient une relation. Lui, partageait son quotidien entre Coulans-sur-Gée et le domicile de son ex-femme, dont il était divorcé.
 L’entourage familial, professionnel et amical de la victime entendu à ce jour n’a jamais constaté de trace de coups par le passé, et n’a jamais reçu de confidence en ce sensÂ
, souligne Delphine Dewailly. L’infirmière de 50 ans n’avait jamais signalé d’épisodes de violences entre eux, notamment auprès de la Gendarmerie. Le mis en cause, qui bénéficie toujours de la présomption d’innocence, n’a aucun antécédent judiciaire.
Une séparation à l’origine du meurtre ?
Quel est le mobile du meurtre ?  Il semble qu’une décision de séparation définitive venait d’être priseÂ
, indique la procureure dans son communiqué de presse. Elle ajoute :  Les actes désormais conduits sous l’autorité du magistrat instructeur auront pour objet de préciser les circonstances et les motifs de cet homicide, à propos desquels le mis en cause demeure évasifÂ
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L’autopsie réalisée dans l’après-midi du lundi 6 mars à Angers sur le corps de la victime confirme son décès par hémorragie consécutif aux coups de couteau reçus, au niveau du coup, du cœur, de l’abdomen.
À l’issue de sa présentation devant un juge d’instruction ce jeudi 9 mars, le suspect a été mis en examen pour homicide volontaire avec préméditation sur la personne d’un conjoint, informe le parquet du Mans ce jeudi après-midi. Il a été placé sous mandat de dépôt (détention provisoire). La peine encourue est la réclusion criminelle à perpétuité.