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Entre production de bois et tourisme : le plan d’aménagement de la forêt de Perseigne présenté... |
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Sur le site du Belvédère, Nadège Maillard et Nicolas Jeannault, ont développé la fonction de production de bois. © Ouest-France
L’Office National des Forêts (ONF), a présenté à la mi-octobre son plan d’aménagement de la forêt de Perseigne jusqu’à 2044. Production de bois et accueil des touristes étaient à l’ordre du jour.
L’Office national des forêts (ONF), représenté par Nicolas Jeannault, directeur régional Pays de la Loire, avait convié à une réunion de présentation du plan d’aménagement, les élus des communes du périmètre forestier, les propriétaires riverains, et les représentants des associations d’activités de pleine nature, au rond-point de la Croix-Samson, mercredi 16 octobre 2024. Une cinquantaine de personnes ont répondu à l’invitation.
« Nous avons décidé des actions dans la forêt domaniale pour les vingt ans à venir. Les fonctions de la forêt dans un plan de gestion appelé aménagement forestier qui arrive à échéance fin 2024, explique Nicolas Jeannault. Les trois grandes fonctions de l’ONF : la protection de la biodiversité, la production du bois et l’accueil du public, trois piliers que nous allons aborder grâce à des déplacements sur le terrain. »
Entre 15 et 20 000 m³ de bois produits
Les fonctions de production du bois et accueil du public, ont été présentées sur le site du belvédère de Perseigne. « Le massif forestier produit annuellement entre 15 et 20 000 m3 de bois, à majorité chêne, hêtre et résineux, explique Nadège Maillard, cheffe de projet aménagement à l’agence Pays de la Loire. Le chêne est très apprécié par l’industrie des meubles, charpentes, parquets, énergie chauffage, il est aussi très prisé pour la tonnellerie, les résineux pour l’emballage, et la construction et pour le hêtre nous sommes dans une phase de développement à sa commercialisation. Nous sommes attentifs au réchauffement climatique, aujourd’hui l’épicéa n’est plus adapté à Perseigne, c’est l’espèce la plus vulnérable avec le sapin pectiné, nous allons introduire des essences plus résilientes ».
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Des itinéraires touristiques
L’accueil du public se fait quant à lui avec l’appui de partenaires, tels que la communauté de communes Maine Saosnois, PNR, le conseil départemental de la Sarthe, « pour la mise en place d’itinéraires de randonnées pédestres, VTT et équestres, avec des conventions sur l’accueil du public qui sont de concilier ces enjeux. L’ONF n’a néanmoins pas vocation à financer des équipements liés au tourisme, explique Hervé Daviau, responsable de l’unité territoriale Sarthe-Mayenne. Un plan de circulation existe, il vise à freiner la pénétration des engins à moteur ».