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Énergie : un investissement de 200 milliards d’euros pour les réseaux électriques annoncé par le ministre de l’Économie... |
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Une éolienne à Retiers (Ille-et-Vilaine) le 6 février 2026. © Thomas Brégardis / Ouest-France
Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a confirmé, dimanche 15 février, 200 milliards d’euros d’investissements pour le réseau de distribution électrique et l’éolien.
Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a confirmé sur BFMTV , dimanche 15 février 2026, un investissement de 200 milliards d’euros pour moderniser les réseaux électriques et agrandir le parc éolien français. Des investissements nécessaires pour « éviter des augmentations de prix » d’après le ministre, au vu de certains réseaux « datant d’avant-guerre ».
Ces annonces interviennent dans la foulée de la publication de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui entend répondre, d’ici à 2035, aux enjeux de souveraineté et de décarbonation de la France. En 2025, la consommation électrique provenait à 60 % d’énergie fossile, selon le Réseau de transport électrique (RTE). En rupture avec la précédente PPE (2014-2019) qui prévoyait la fermeture de quatorze réacteurs nucléaires, celle-ci prévoit la construction de six nouveaux réacteurs.
Équilibrer la présence d’éoliennes sur le territoire
« Dans le Grand Ouest de la France, on sait qu’il y a peu d’éoliennes par rapport aux Hauts-de-France », explique le ministre de l’Économie. Il veut équilibrer le nombre d’éoliennes en fonction des régions et aussi développer les éoliennes off-shore (en pleine mer). Selon Roland Lescure, il y aura « un huitième » de production d’énergie en plus grâce à de nouvelles éoliennes.
Lire aussi : La filière de l’éolien en mer soulagée par la publication du PPE
Outre la question des éoliennes en mer, la nouvelle stratégie énergétique révise à la baisse les ambitions gouvernementales en matière d’énergies vertes avec moins d’investissements que prévus dans le solaire et l’éolien terrestre.
La publication jeudi de cette troisième PPE avait fait réagir la classe politique. Le Rassemblement national avait menacé de censure si le texte devenait public, affirmant que ce serait « une lourde faute du Premier ministre ». Malgré la dénonciation d’« un tour de passe-passe sur l’éolien », aucune censure n’a été annoncée.