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En Sarthe, la gendarme saisit 112 kg de cannabis destinés au Mans... |
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Sur une aire d’autoroute, les conducteurs des deux véhicules chargés de la marchandise sont tombés sur un important dispositif tendu par la gendarmerie. © Archives Ouest-France
Un convoi de résine de cannabis qui remontait d’Espagne à destination du Mans (Sarthe) a été intercepté par la gendarmerie, samedi 1er juin 2024, dans le sud de la France. Plus de 112 kg de marchandise ont été saisis. Perquisitions et arrestations ont été menées au Mans.
112,5 kg de résine de cannabis, en provenance d’Espagne et à destination du Mans. C’est la saisie réalisée samedi 1er juin 2024, sur une aire d’autoroute de la Haute-Loire, dans le sud de la France. Le convoi de deux véhicules a été intercepté par les gendarmes de la section de recherches d’Angers (Maine-et-Loire), le groupement de gendarmerie de la Sarthe et le groupe interministériel de recherches de Nantes (Loire-Atlantique), appuyés par leurs collègues de la région Occitanie et du GIGN de Toulouse et Tours.
Cette opération boucle une enquête ouverte depuis un an par le parquet du Mans, rappelle la gendarmerie dans un communiqué. La cible, un réseau structuré d’approvisionnement. Dès le lendemain, le dimanche 2 juin à 6 h du matin, des perquisitions ont été menées au Mans, dans les lieux de destination présumée de la cargaison.
Un demi-kilo de cocaïne
Cinq personnes ont ainsi été placées en garde à vue. Les gendarmes ont également mis la main sur d’autres stupéfiants : deux kilos de résine de cannabis, 800 g d’herbe et 550 g de cocaïne. Trois véhicules ayant servi au transport et 18 000 € générés par ce trafic sont également saisis.
Au total dans cette affaire, quatre hommes et trois femmes de 24 à 54 ans ont été interpellés. Deux d’entre eux, « qui ne semblent pas appartenir à ce réseau mais se trouvent en situation irrégulière », ont été remis en liberté avec une OQTF (obligation de quitter le territoire français).
Les cinq autres sont mis en examen pour importation, transport, trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs. Quatre ont été placés en détention provisoire, un sous contrôle judiciaire. Ils encourent des peines jusqu’à dix ans de prison.