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En Sarthe, la ferme aquaponique pourrait être opérationnelle dès cet été... |
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Christian Pichenot et Quentin Beaune aux commandes de l’exploitation. © Le Maine Libre
La ferme aquaponique, installée à Pruillé-le-Chétif, devrait être totalement opérationnelle dès cet été 2025. Sur place, fruits et légumes pousseront grâce à l’élevage d’insectes et de poissons.
À l’initiative de Christian Pichenot, vice-président de la Fédération française d’aquaponie, et Quentin Beaune, entomologiste, une ferme aquaponique est en train de naître à Pruillé-le-Chétif, en lieu et place d’un centre d’insémination ovine, hors service depuis de nombreuses années.
Un investissement global de 475 000 €
Les infrastructures et surfaces en plein air destinées à la gestion de cette exploitation couvrent un espace foncier de 5 500 m², situé dans un environnement champêtre.
Culture maraîchère, pisciculture, élevage d’insectes constituent les activités principales de cette ferme aquaponique. L’opération – acquisition foncière et travaux d’aménagement compris – représente un coût d’investissement de 475 000 €.
Ce projet bénéficie du soutien de la commune de Pruillé-le-Chétif, de la communauté urbaine de Le Mans Métropole, ainsi que de la Région des Pays de la Loire.
Mais au fait, c’est quoi l’aquaponie ?
L’aquaponie est un système de production alimentaire durable qui unit culture de plantes et élevage de poissons. Cette pratique, développée chez les Aztèques, assure une production intensive toute l’année qui permettait notamment de subvenir aux besoins de la population. Mais ce sont les Chinois qui ont été pionniers en la matière, il y a de cela 1 700 ans. À la différence de la culture conventionnelle, le système racinaire des plantes puise leurs besoins nutritifs dans l’eau et non dans la terre.
Une production respectueuse de l’environnement
Notre site de production sera quasiment autonome en énergie électrique et très peu consommateur en eau, grâce à des panneaux photovoltaïques et une ressource en eau en circuit fermé. Les déjections animales apportent les nutriments nécessaires à la croissance des plantes. Ces dernières, après les avoir consommés, restitueront une eau propre à sa réutilisation. À cela s’ajoute l’optimisation des surfaces exploitées en raison d’une culture hors-sol avec quasiment zéro déchet
, explique ainsi Christian Pichenot.
Production de poissons, de fruits et de légumes
Sa vocation est commerciale avec la vente de poissons (truites), de fruits, de légumes, et de produits issus de leur transformation. Il est également prévu un élevage de carpes d’ornement (koï) et de larves de ténébrion meunier, communément appelé vers de farine, destiné à l’alimentation des poissons.
Mais la ferme aura également une fonction pédagogique auprès d’un large public : non seulement au titre d’un modèle vertueux de production alimentaire, mais également dans le cadre d’ateliers de transformation
, conclut Christian Pichenot.