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En Sarthe, de plus en plus de dossiers à traiter pour les conciliateurs de justice... |
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Patrick Galpin tient sa permanence belmontaise dans les locaux du centre social Georges-Rouault. © Le Maine Libre
Cette vocation bénévole, il l’occupe depuis 2019 en Sarthe. Son rôle de conciliateur de justice consiste à faciliter le règlement amiable de litiges civils du quotidien. Rencontre avec Patrick Galpin.
Ils sont 29 en Sarthe à exercer la fonction de conciliateur de justice. Patrick Galpin effectue deux permanences dans le secteur nord. Il est présent, de 9 heures à 12 heures, le premier mardi de chaque mois à Beaumont-sur-Sarthe au centre social Georges-Rouault, mais aussi le troisième jeudi du mois à la mairie de Vivoin, etc.
« Une fonction captivante »
C’est une fonction que j’occupe depuis ma retraite. En tant que retraité du milieu bancaire, être conciliateur de justice me permet de rester en contact de gens. Il faut suivre des formations, notamment à l’école nationale de la magistrature. Cela permet de rester en alerte sur les textes de loi qui changent beaucoup. Une fonction captivante
, explique-t-il. Dans le département, plus de 2 000 dossiers sont traités chaque année par les 29 conciliateurs. La moitié des cas aboutissent à un constat d’accord sans aller devant le juge, ce qui facilite et allège le travail de la justice.
Depuis la crise sanitaire…
La conciliation est ce qui devrait se faire dans le bon sens. Dans le nord de la Sarthe, la majorité des rendez-vous concerne les problèmes de litiges de consommation, notamment sur les aides énergétiques. Beaucoup de sociétés ont été créées et ont disparu avec l’argent des clients. Nous traitons aussi des litiges de baux d’habitation. Nous travaillons avec les mairies car les maires sont parfois désarmés pour les problèmes de voisinage. Depuis la fin de la crise sanitaire, les gens ont plus vécu chez eux et il y a plus de problèmes qu’avant.
Selon la loi, la conciliation est obligatoire quand le litige est inférieur à 5 000 € même si la conciliation peut avoir des chiffres plus importants. La conciliation est subtile, car par nature, le plaignant croit toujours avoir raison. On doit démêler les choses et c’est toujours gratifiant de trouver une solution dans un litige
, conclut Patrick Galpin. Assermentés par le ministère de la Justice, les conciliateurs proposent un service gratuit.
Contacts : Patrick Galpin sur patrick.galpin@conciliateurdejustice.fr ou au 07 49 56 33 12.