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En Sarthe, de grands photographes exposés à l’abbaye de l’Épau... |
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Grands, moyens et petit format de Jean-François Mollière au scriptorium de l’abbaye. © Sarthe Culture
Jean-François Mollière signe une de ses meilleures mises en scène dans le scriptorium de l’abbaye royale de l’Épau, aux portes du Mans (Sarthe). Dans les extérieurs, incroyable installation de Denis Dailleux sur l’Égypte. Neuf lieux photographiques sont à admirer jusqu’au 6 novembre 2023.
La saison photographique de l’abbaye royale de l’Épau (Sarthe) est devenue au fil des ans un incontournable lieu de découvertes de photographes de talents. La 11e édition remporte largement les attentes du public, avec notamment quelques grands noms, mais aussi des projets de collégiens accompagnés d’artistes locaux. Un parcours visuel au coeur d’une abbaye et de ses jardins d’exception. Petit tour non exhaustif.
Une des mises en scène les plus remarquables est certainement celle de Jean-François Mollière dans le scriptorium de l’abbaye, un des lieux les plus magiques et beaux où j’ai pu exposer
. On y retrouve le travail New York, Tokyo et Chicago. De très grands formats, où l’œil de l’artiste capture cette lumière traversante qui fait sa signature. On ne sait plus si c’est de la peinture ou un cliché. Une chose est sûre, les pièces exposées, aux écrins mystérieux, sont de véritables œuvres d’art qu’on ne peut se lasser de contempler.

Saison photo à l’abbaye de l’Épau : la lumière de l’Égypte par Denis Dailleux. Sarthe Culture
L’Égypte magnifiée
Ce travail de lumière, on le retrouve aussi chez Denis Dailleux. Les photos sont tirées en grand format et exposées près du jardin permacol. Dans la série Misr, (nom arabe romanisé qui désigne l’Égypte), Denis Dailleux s’attarde sur le clair-obscur de quartiers bouillonnants ou sur la quiétude de provinces plus reculées. Un travail à l’argentique pour immortaliser une Égypte en perpétuellement mouvement.
À l’entrée de l’abbaye, en grands formats là encore, sur les arbres, le travail de Luisa Dörr sur des femmes boliviennes défile, avant d’arriver sur les murs du bâtiment où des portraits d’animaux signés Étienne et Jean-Marie Ville. Le travail de Nicolas T. Camoisson, en noir et blanc, au grain et contraste revendiqués, s’attarde sur les norias syriennes. Énigmatique, cette mise en scène sur un lit de rivière des photos de vagues et de surf, de Valentin Figuier.

Saison photo à l’abbaye de l’Épau : le travail des collégiens en ateliers avec des photographes locaux. Sarthe Culture
Plus discrète, au fond des jardins, les travaux de collèges de Sarthe avec des photographes locaux dont Alain Szczuczynski, Jonas Missaye et Georges Pacheco ! Thèmes, mise en scène, prises de vues, les élèves ont été de vrais acteurs sur leurs propositions et n’ont pas à rougir : plusieurs saynètes doivent être découvertes tant pour l’implication des ados, que par la qualité de leurs ouvrages.
Jusqu’au 6 novembre 2023. De 4 € à 5,50 €, tous les jours sauf le mardi, de 10 h à 19 h.