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EN IMAGES. Nuit des Chimères : Saint-Exupéry s’invite sur les façades du Vieux-Mans... |
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L’édition 2020 de la Nuit des Chimères met à l’honneur Antoine de Saint-Exupéry grâce à une projection géante sur la muraille. © DOMINIQUE BREUGNOT
La Nuit des Chimères, c’est reparti ! L’édition 2020 de ce rendez-vous estival de projections géantes, qui met à l’honneur l’auteur du ?Petit Prince, a été inaugurée ce vendredi 3 juillet 2020, au Mans (Sarthe).
Comme un air d’avant. À la tombée de la nuit, vendredi 3 juillet, des groupes se forment sur les pelouses qui jouxtent la grande muraille romaine du Mans. Les ruelles anciennes de la cité Plantagenêt grouillent de monde. En famille, entre amis ou en tête-à -tête, ils ne manqueraient pour rien au monde le retour de la Nuit des Chimères. Ce rendez-vous estival de projections géantes au cœur du Vieux Mans accueille chaque année des milliers de visiteurs. Un temps compromise, du fait de la crise sanitaire, l’édition 2020 illuminera bien les façades de la cité Plantagenêt tout l’été et tous les soirs, à la tombée de la nuit, jusqu’au 13 septembre.
Cette saison, la municipalité a souhaité mettre à l’honneur Antoine de Saint-Exupéry. L’auteur du ?Petit Prince et de ?Vol de nuit, qui fêterait son 120e anniversaire cette année, a passé une partie de son enfance au Mans, étudiant notamment au lycée Sainte-Croix. Une projection iconographique d’une dizaine de minutes, projetée dès la nuit tombée et jusqu’à 1 h du matin sur la grande muraille, fait plonger les spectateurs dans l’univers de l’artiste. C’est l’œuvre du photographe et vidéaste manceau Nicolas Boutruche.
Portraits de « héros du confinement »
À quelques pas de là , surplombant les escaliers du tunnel, un visage radieux scintille dans un arbre. Un peu plus loin, au détour d’une ruelle, celle d’un pompier de Coulaines surprend les spectateurs. En face des Jacobins, un éboueur de la ville sourit aux passants. Disséminés dans la vieille ville, une vingtaine de portraits de « héros du confinement » prennent vie en lumière dans des arbres. Ils sont signés Philippe Echaroux. L’artiste urbain, originaire de Marseille, a photographié, fin mai, ceux en première ligne pendant la crise sanitaire.
Les projections des chimères de Skertzò sur les façades de la cathédrale Saint-Julien et ses tableaux colorés complètent ce parcours visuel. Et invitent à se réapproprier autrement les ruelles du Vieux Mans.