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EN IMAGES. À Crosmières, ils y sont allés à fond la caisse… à savon !... |
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Super Mario, en plein élan : la clef pour une descente réussie. © Ouest-France
Ce samedi 23 septembre 2023, la commune de Crosmières (Sarthe) a organisé la deuxième édition de sa course de caisses à savon. Vingt-quatre équipes se sont élancées dans la descente des Renardières. Un show bon enfant que le public n’a pas boudé.
400 mètres de descente, un tas de bottes de paille entre lesquelles slalomer, et des tremplins qui mettent à l’épreuve la résistance des bolides bricolés et provoquent quelques sorties de route. Pas de doute, Crosmières (Sarthe) accueillait, ce samedi 23 septembre 2023, la deuxième édition de sa course de caisses à savon.

Comme l’an passé, des milliers de spectateurs ont pris place le long de la descente des Renardières. Ouest-France
Au micro, Jean-Paul, le speaker officiel de l’épreuve délurée, donne de la voix pour motiver les vingt-quatre équipes participantes et le public, venu une nouvelle fois en nombre pour regarder la compétition. « S’il y a de la casse, pas de panique, on a un soudeur », plaisante-t-il.

Pas facile de garder sa table bien dressée tout en dévalant la pente ! Ouest-France
En haut de la côte des Renardières, un attroupement loufoque patiente, en file indienne. Footballeurs, mousquetaires, personnages de la pop culture, fermiers… Chacun a enfilé son déguisement, forcément raccord avec son véhicule customisé.
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« On juge l’esthétique, c’est-à -dire le choix du thème, le décor de la caisse à savon et le déguisement de l’équipe, ainsi que la chorégraphie qu’elle réalise avant le départ. Mais aussi les chronos, avec et sans tremplin », résume Jean-Paul.

Les participants étaient aussi notés sur l’ambiance mise sur la ligne de départ. Ouest-France
Habitué des épreuves, l’œil sur toute la piste, juché sur une remorque, il a d’ailleurs sa petite idée de ce qu’il faut faire pour obtenir un bon chrono : « Je pense que le critère numéro 1 pour faire une bonne course, c’est le roulement de la machine ! Il faut des roues assez grandes, une bonne direction et de bons freins. »

Guillaume, Adrien et Nico, de la Chauve patrouille. Ouest-France
L’équipage de la Chauve patrouille – Guillaume, Adrien et Nico – insiste aussi sur l’importance d’avoir « deux bons pousseurs » pour impulser l’élan nécessaire à la descente. C’est la deuxième participation du trio de potes, vêtements militaires sur le dos.
Leur réplique de char est « 100 % écolo. On a construit le char avec des planches de récup, un bout de gouttière pour le canon, la peinture provient de fonds de pots récupérés en déchèterie, des roues de vélo soudées sur de la ferraille, et une direction de tracteur tondeuse », liste Nico. Quelques heures de boulot mais surtout de bonnes tranches de rigolade. « Ça devrait tenir pour les tremplins… », plaisantent les trois concurrents.
Entre amis, ou en famille, « le but, c’est bien évidemment de s’amuser, en prenant un peu de risques, mais mesurés », sourit Éric. Le Grand Schtroumpf et sa clique de petits êtres bleus s’éclatent, et c’est le principal.

La Rosalie, mais cette fois, plus question de pédaler, il faut pousser ! Ouest-France

La déco risque de ne pas tenir ! Ouest-France

Certains bolides semblent plus vrais que nature. Ouest-France

Les pousseurs des caisses à savon ont tout autant de mérite que les pilotes. Ouest-France

La sortie des tremplins ne se fait pas toujours sans casse ! Ouest-France

Un peu trop d’élan au tremplin, et le bas de caisse frotte le bitume. Ouest-France

Il faut parfois un peu d’aide de l’équipe pour franchir la ligne d’arrivée. Ouest-France

Pour sa deuxième participation, cette famille de Crosmières s’est inspirée des Schtroumpfs. L’an prochain, Éric, le Grand Schtroumpf, verrait bien un petit Top Gun. Ouest-France
« C’est un événement qui fédère et qui anime la commune, avec une cinquantaine de bénévoles qui le font tourner », résume le maire, Jean-Yves Denis. Et pour son adjoint, Thierry Ricot, aucun doute : « On sait déjà qu’on le refera en 2024 ! » Avis aux amateurs.