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Elle obtient une AESH après avoir écrit au Président de la République... |
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Louane, 8 ans, et son petit frère Naël. © Ouest-France
Louane, 8 ans, atteinte d’une atrophie de la main et d’un pied, et sa mère, Noémie Aubert, ont obtenu en juin un accompagnement pour aider la jeune fille dans son quotidien à la rentrée scolaire. Un soulagement pour la famille.
La dernière tentative a été la bonne. Après avoir écrit au président de la République, Emmanuel Macron, la mère de Louane, Noémie Aubert, a obtenu l’aide d’un spécialiste pour accompagner sa fille durant le temps scolaire. Une aide effective dès la semaine prochaine, lors de la rentrée en CE2 de la petite fille de 8 ans, à l’école Saint-Exupéry de Sablé-sur-Sarthe. Louane est atteinte depuis sa naissance d’une atrophie de la main et d’un pied.
Un changement majeur pour la jeune fille, qui se dit « contente ». « Concrètement, elle l’aidera pour les déplacements scolaires ou même tenir la feuille ou le crayon. Il faudra également pousser son fauteuil », explique sa mère. L’an passé, la meilleure amie de Louane se chargeait de le faire. L’accompagnante sera présent 15 heures par semaine.
Une situation finalement débloquée en quelques mois
En décembre 2023, après avoir perdu un procès quelques mois plus tôt, contre Sarthe autonomie, l’organisme dépendant du conseil départemental, Noémie Aubert envoie une lettre au plus haut sommet de l’État. La mère de Louane demande une nouvelle fois un accompagnateur pour aider sa fille à l’école. Elle obtient une réponse en mars 2024 dans une lettre que Ouest-France a pu consulter.
« Monsieur Emmanuel Macron accorde […] une importante particulière aux questions touchant au handicap. Je puis donc vous assurer de l’attention portée aux préoccupations que vous exprimez concernant la prise en charge médicale de votre fille », peut-on notamment y lire. Quelques jours plus tard, l’Agence régionale de santé et Sarthe autonomie lui adressent un courrier avec une réponse favorable à sa demande.
Des sorties scolaires et du sport adaptés
« Je me bats pour elle depuis le début, pour qu’elle obtienne un AESH. Sans même avoir vu un spécialiste, on sait en la regardant qu’elle ne peut même pas attacher ses chaussures. ». La mère de Louane, qui perçoit l’allocation journalière de présence parentale et l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé, a arrêté de travailler depuis mars 2024 afin de s’occuper au mieux de sa fille.
« On va voir avec la directrice et la maîtresse quand il y aura des sorties scolaires. Il faut trouver d’autres activités quand ses camarades font certains sports », déclare Noémie Aubert. À la rentrée, la jeune fille s’inscrit également à la piscine. « C’est l’un des seuls endroits où elle n’est pas frustrée. Elle y nage comme un poisson. »
Des déplacements réguliers en fauteuil roulant
Louane se déplace désormais régulièrement en fauteuil roulant. La jeune fille doit marcher le moins possible pour ne pas trop solliciter ses membres et porte une attelle de maintien. Sa mère estime que son handicap s’est aggravé au fur et à mesure du temps. En mai et juin dernier, Louane a subi une inflammation de la jambe. Une douleur qui l’a obligée à mettre en pause sa scolarité pendant près de deux mois. En France, de nombreuses personnes sont toujours dans l’attente d’une AESH.