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À Sablé-sur-Sarthe, Louane, en situation de handicap, attend toujours un accompagnant pour l’école... |
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Louane, actuellement en Grande Section à l’école Saint-Exupery et reconnue handicapée à 80 % et plus, attend un accompagnant d’élèves en situation de handicap (AESH) pour lui faciliter son quotidien en milieu scolaire. © Ouest-France
Noémie Aubert se bat avec la justice pour obtenir un accompagnant d’élèves en situation de handicap (AESH) pour sa fille, Louane, scolarisée à l’école maternelle Saint-Exupéry à Sablé-sur-Sarthe. Le tribunal du Mans a mis sa décision en délibéré.
Le 9 janvier 2022, dans ces mêmes colonnes, nous vous avions rapporté l’histoire de Louane Aubert, scolarisée à l’école Saint-Exupéry de Sablé-sur-Sarthe, dont la maman avait entrepris une procédure judiciaire pour permettre à sa fille d’obtenir un accompagnant d’élèves en situation de handicap (AESH).
Reconnue handicapée à 80 % et plus, Louane souffre d’une atrophie de la main et d’un pied qui l’empêchent de faire elle-même certaines tâches du quotidien.
Décision judiciaire reportée au 6 juillet
Mercredi 25 mai, le tribunal du Mans devait rendre son délibéré concernant la requête de Noémie Aubert afin de pouvoir permettre à sa fille de disposer d’un AESH. La décision a été reportée au 6 juillet. « Ils ne feront jamais rien pour ma fille. Le dossier est pourtant complet », déplore la mère de Louane.
De son côté, la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH), dans son rapport adressé au juge, a estimé que « l’état de l’enfant n’exige pas le recours à des soins spécifiques, que l’enfant ne présente pas une difficulté absolue pour la réalisation d’une activité et qu’elle ne nécessite pas d’aide humaine sur le temps scolaire. »
Malgré ce rapport très clair et circonstancié, la juge n’a pas souhaité prendre de décision définitive, se donnant le temps de la réflexion. Noémie Aubert ne comprend pas.
« Elle fait beaucoup d’efforts et emploie des stratégies de compensation de son handicap mais nécessite parfois la présence d’un adulte pour la soulager », renferme le même rapport de la CDAPH. « C’est un vrai paradoxe. D’un côté, on dit qu’elle n’a pas besoin d’aide et d’un autre, on peut lire qu’elle peut être soulagée… » s’interroge Noémie Aubert, qui, de dépit, a proposé de renoncer à l’Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AAEH) pour pouvoir bénéficier d’un accompagnant à l’école.