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École en Sarthe : les solutions proposées à Souvigné ne satisfont pas complètement les parents... |
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Les parents d’élèves ont mené une nouvelle action dans la matinée, jeudi 18 avril 2024, à l’école de Souvigné-sur-Sarthe. © DR
Une nouvelle action a été menée par des parents d’élèves mécontents, ce jeudi 18 avril 2024, à l’école Val-de-Taude de Souvigné-sur-Sarthe (Sarthe). Des solutions pour le remplacement de l’enseignante arrêtée sont arrivées à la mi-journée, mais elles n’ont pas complètement calmé la colère.
Ils ne relâchent pas la pression. Des parents d’élèves de l’école Val-de-Taude, à Souvigné-sur-Sarthe, ont mené une nouvelle action, ce jeudi 18 avril 2024 au matin, en occupant partiellement l’établissement et en déployant des banderoles.
Une manière d’attirer l’attention des services de l’Éducation nationale sur la situation précaire qui dure depuis le début du mois dans la petite école communale de 50 élèves : l’enseignante titulaire de la classe à niveau mixte CE1-CE2-CM2 est en arrêt et sa remplaçante ne peut assurer que deux jours par semaine, le lundi et le mardi. Le reste de la semaine, les dix-neuf enfants concernés sont gardés dans les deux autres classes ou restent chez eux.
« Il manque encore six jours »
Coïncidence ou non, des solutions de remplacements ont été annoncées à la mi-journée. Une suppléante assurera la classe ce vendredi 19 avril, puis une autre le lundi 6 et mardi 7 mai et encore une autre du 13 mai au 6 juin ainsi que du 18 juin au 5 juillet. Ce qui ne satisfait pas totalement les parents. « Ce sont trois remplaçantes différentes et il manque encore six jours », faisaient-ils remarquer à la sortie des classes, jeudi après-midi.
Des tracts ont été distribués pour prévenir de la prochaine action, brandie comme une menace, si des efforts supplémentaires ne sont pas faits d’ici le retour des vacances de printemps : un blocage de l’école le mardi 7 mai.
« Nous espérons ne pas en arriver là, préviennent les parents. Mais, tout en restant pacifiques, il faut qu’on se bouge. La situation est compliquée à la fois pour les enfants, qui se sentent abandonnés, et pour les deux enseignantes restantes qui ne peuvent plus assurer les apprentissages dans de bonnes conditions pour leurs élèves. »