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Deviendra-t-il difficile de se loger à la campagne ?... |
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Des élus qui souhaiteraient plus de discussion mais pas d’application à la lettre © Le Maine Libre
A Dollon, les maires ruraux se sont inquiétés des conséquences d’une réglementation qui limitera le développement de l’habitat dans leurs communes.
L’Association des maires de France (AMFR) de la Sarthe a profité de son assemblée générale qui s’est tenue à Dollon pour inviter des élus municipaux à exprimer leurs inquiétudes. Ces derniers sont amenés à freiner au maximum l’urbanisation pour atteindre l’objectif Zone artifilisation nette (ZAN) d’ici à 2050 qui pourrait impacter le logement.
Au niveau national, l’AMRF fédère près de 11 000 maires ruraux des communes de moins de 3 500 habitants, au sein d’un réseau solidaire et défend les enjeux de la ruralité au cœur de 83 départements.
En Sarthe, en l’espace d’une douzaine d’années, le nombre de communes adhérentes, dont celle de Dollon, à l’AMRF Sarthe est passé de 32 à 140. Le bureau est composé de douze membres qui sont maires d’une commune dont le président démissionnaire Dominique Dumeaux maire de Fercé, qui s’insurgent entre autres, contre : La Dotation globale de fonctionnement (DGF), versée par l’État aux communes. La DGF par habitant du monde rural est moitié moins importante que la DGF par habitant du monde urbain. Nous sommes alertés par de nombreux élus de communes fragilisées, voire en grande difficulté budgétaire.
L’objectif ZAN fait débat
La loi Climat et résilience exige zéro artificialisation nette dans l’objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre : En limitant l’étalement urbain pour préserver les terres naturelles, agricoles et forestières. En 2050, il sera impossible d’artificialiser de nouvelles surfaces pour de l’habitat ou des activités industrielles, artisanales ou autres.
Pour 2030, il est prévu une réduction de moitié des surfaces artificialisables : « Nous réduisons au maximum la consommation de terres agricoles, alors que sur le littoral et autour des grandes villes, l’urbanisation est incontrôlée. Et si nos communes ne peuvent plus accueillir de jeunes ménages et leurs enfants qui fréquenteront nos écoles ? Pourra-t-on vivre dans un pavillon de 100 m2 sur un terrain de 300 m2 ? »
De nombreux maires dans l’assemblée n’ont pas manqué d’exprimer leurs inquiétudes et les faire remonter au préfet, qui était présent : Nos petites communes ne peuvent se développer que si elles accueillent des nouvelles activités industrielles et artisanales mais aussi de nouveaux habitants. Si les permis de construire venaient à ne plus être délivrés, comment ferons-nous ?