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Des scènes en patois désopilantes : indémodables Norine et Augustin... |
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Norine et Augustin reconstituent des scènes désopilantes. À consommer sans modération. © Le Maine Libre
« Norine et Augustin », c’est le nom d’une association théâtrale formée avec un autre couple, Louise et Gérard, de leurs noms de scène, qui font bande à quatre.
Ils n’ont pas loin, à eux tous, de 300 ans, mais ils ont aussi arrêté le chrono, bannissant bien loin les petits bobos de l’âge.
Ils se sont fait la spécialité de « coaser sarthois », pour bien signifier avec leur patois que le temps qui passe n’a qu’à bien se tenir, il est désormais suspendu.
 On nous appelle, on arrive. On peut aller dans une maison, mais aussi dehors ou dans un garage, ou réunir les gens dans une salle de spectacle. On aime bien être autour des gensÂ
, explique Norine, qui n’est autre que Colette Taveau, présidente du groupe folklorique de Marigné-Laillé (Sarthe).
Ils sont bien évidemment habillés à l’ancienne : Louise, alias Martine Grenet, avec sa coiffe blanche et son « devantiau » de lavandière. Les hommes, Gérard Chéreau et Gérard Grenet, bretelles et pantalons côtelés, casquettes et bérets, et tous avec des sabots.
On aime bien rigoler et parler en patois »
 On aime bien rigoler et parler en patois. Une de nos histoires a commencé dans un train. On cause et on plaisanteÂ
explique Colette, qui si elle s’aide maintenant d’une canne, peut encore danser et chanter. Le groupe ne tient pas en place entre deux fous rires.
+ Marigné-Laillé. Le comice 2026 se prépare déjÃ
 C’est incroyable comme le patois est recherché et attendu par certaines personnes, qui en ont un véritable besoin, et pas seulement les vieux. Nous avons aussi un public jeune qui vient se marrer, chanter et danser avec nousÂ
, remarque Colette Taveau.
Depuis deux ans, ils ont ainsi réalisé plus d’une centaine de représentations, et vont dans l’ouest jusqu’au Mont-Saint-Michel.  Nous intervenons surtout dans des cercles privés, réunions de famille, d’amis, d’entreprises par exemple, mais nous sommes aussi intervenus à « La cale de coudeÂ
à Montabon, ou encore interprété des vêpres un peu spéciales, je le confesse, chez les Loudonniaux, les habitants de Loudon… » conclut Colette, un brin ironique.
Contact, Colette Taveau 06Â 18Â 73Â 61Â 95