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Des agents refont à neuf la signalétique d’une école… fermée depuis 9 ans : « Quelle farce ! »... |
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Le comté a refait à neuf le marquage au sol d’une école fermée depuis près de dix ans. © Photo d’illustration : Pixabay
Ironie de l’histoire, cette affaire a pour cadre un comté britannique (l’équivalent d’un département en France) en proie à des difficultés budgétaires où l’équipe en place chasse le gaspillage. Dans ce contexte, ces travaux de peinture devant une école à l’abandon font jaser…
« Mais qu’est-ce qui ne tourne pas rond au conseil du comté de Kent ? » s’interroge Mike Whiting. Une façon pour cet élu local de brocarder une grossière erreur. Une école de l’île de Sheppey (Royaume-Uni) a récemment eu droit à un « coup de jeune »… fraîchement accueilli.
L’école transformée en complexe immobilier
Le comté a en effet revu la signalétique de l’établissement. Le marquage au sol, vieillissant, a été refait à neuf, rapporte la BBC. La peinture jaune vif ne passe pas inaperçue : elle prévient d’un « stationnement interdit » sur plusieurs mètres, de part et d’autre de la sortie de l’école.
L’interdiction est hélas aussi inutile que le marquage en lui-même. Et pour cause : l’école du village de Halfway n’accueille plus aucun n’élève depuis près de 10 ans. L’établissement a été fermé en octobre 2016 et le site a été racheté en ce début d’année par un promoteur qui prévoit d’y construire une soixantaine de logements.
« Ils gaspillent l’argent »
Ce raté tombe au moment où le comté, en difficultés budgétaires, cherche à faire des économies et avertit qu’il s’apprête à prendre des « décisions difficiles ». Du pain béni pour l’opposition. « Quelle farce ! s’emporte Mike Whiting. Combien de fois nous dit-on qu’il n’y a pas assez d’argent pour les projets vraiment importants. Et pendant ce temps-là , ils gaspillent de l’argent en peignant des panneaux inutiles ».
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De telles erreurs sont « extrêmement rares », se défend Peter Osborne, membre du cabinet du comté. L’élu a présenté ses excuses pour ce chantier dont tout le monde aurait préféré faire l’économie.