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Depuis 1989, cette commune de la Sarthe se fait un devoir, chaque année, de perpétuer les arbres de naissance... |
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Vincent Trichard, le papa de Kayzia, accompagné de sa femme Mélanie et de sa fille aînée Amalia, a planté un tulipier de Virginie pour marquer la naissance de sa fille à Louailles en 2024. © Ouest-France
Dans le sillage de l’arbre de la liberté planté en 1989 en marge des cérémonies du bicentenaire de la Révolution française, la commune de Louailles, située non loin de Sablé-sur-Sarthe, perpétue cette tradition en plantant chaque année un arbre par enfant né dans le village. Cette plantation a eu lieu samedi 15 novembre 2025 pour le cru 2024.
Tout est parti des festivités du bicentenaire de la Révolution française en 1989. « Cette année-là , alors que je venais d’être élue maire de Louailles pour la 1re fois, on avait demandé aux communes de France de planter un arbre en mémoire de la Révolution française. Avec les enfants de l’école, nous avions planté un tulipier de Virginie, raconte Martine Crnkovic, la maire de Louailles, village situé à l’est de Sablé-sur-Sarthe. J’ai décidé de perpétuer cette tradition en plantant chaque année des arbres suivant le nombre de naissances enregistré dans la commune. »
Seulement quatre naissances en 2024
Au fil des années, la zone de loisirs, sur la route de Précigné, s’est garnie d’arbres au gré des naissances. Samedi 15 novembre 2025, Madame la maire et les parents concernés étaient réunis pour cette tradition. Une seule famille a répondu présente. « Si en 2023, nous avions enregistré 14 naissances, il n’y en a eu que quatre en 2024, souligne l’élue, qui ne s’explique pas cette différence. En 2025, nous avons déjà enregistré 11 naissances au 31 octobre. C’est un vrai casse-tête pour les élus par rapport à la gestion de l’école notamment. »
Kayzia est venue avec sa sœur Amalia, qui en 2020 avait eu droit à son arbre, et ses parents, Vincent et Mélanie Trichard, pour planter un tulipier de Virginie. Des arbres ont été aussi plantés pour Éliott, Liam et Adèle, les autres enfants nés en 2024. Amalia a même pu participer à la plantation. L’arbre qu’elle avait mis en terre en 2020, un liquidambar, n’avait pas résisté. Elle a pu replanter le même arbre. « Dans quelque temps, elles pourront venir à la zone de loisirs voir l’état d’avancement des arbres qu’elles ont planté, se réjouit Martine Crnkovic. C’est symbolique. » Pour Martine Crnkovic, qui a décidé de ne pas se représenter aux élections municipales en 2026, c’était un moment chargé d’émotion.