|
Dans la Sarthe, le patrimoine attire les jeunes... |
1
Les jeunes venus de différents pays se sont retrouvés à Aubigné-Racan. © Le Maine Libre
Cet été 2022, neuf jeunes venus du monde entier se sont retrouvés sur le site archéologique de Cherré, à Aubigné-Racan, dans le cadre d’un chantier international.
Ils ont vécu ensemble 24 heures/24. Un groupe de neuf jeunes, en provenance du Mexique, de Belgique ou encore d’Italie, s’est rassemblé à Aubigné-Racan autour d’une cause commune : la biodiversité. C’était le thème choisi cette année par le Département de la Sarthe dans le cadre de son programme de valorisation du patrimoine, en place depuis 2003, et en partenariat avec l’association Concordia Normandie – Maine.
Les micros ont remplacé les truelles
Pour la 9e année, un chantier international s’organise dans la commune du sud Sarthe, plus précisément autour du site archéologique de Cherré. Chaque été, de jeunes bénévoles œuvrent à la conservation du site. Habituellement, on peut les apercevoir truelles en main, restaurer des murs de pierre ou intervenir sur les fondations de l’ancien temple. Mais cette année, leurs outils avaient pris la forme de micros. En partenariat avec une radio locale (radio Prévert, basée à Pontvallain, Ndlr), les jeunes ont monté un podcast durant trois semaines. Il s’agissait de promouvoir un site assez exceptionnel en termes de biodiversité et qui accueille quelque 10 000 visiteurs par an
, explique Anne Combelle, technicienne des espaces naturels sensibles du Département.
+ Teloché. Un chantier international de jeunes bénévoles pour restaurer un puits typique
Nous pensons aussi aux personnes éloignées ou non mobiles qui ne pourraient pas visiter le site. À travers ce podcast, nous espérons leur faire découvrir.
Des informations sur la faune et la flore locales, une description des lieux, des conseils pour préserver la nature : le rendu est complet.
« Des rencontres humaines »
On a commencé par découvrir le site et ses espèces. Rien que chez les orthoptères, on en compte 37 différentes ! Puis on nous a présenté nos missions et le cahier des charges
, raconte Basilio, franco-italien de 17 ans. Avec son cousin Martin, originaire de Lyon, les deux garçons recherchaient une expérience nouvelle. Nous n’avions encore jamais participé à un chantier. Celui-là en particulier m’a attiré, raconte Martin. Ça changeait du chantier manuel habituel.
Et de préciser : Nous n’étions jamais venus en Sarthe, on a découvert un territoire vraiment riche !
+ Ils visitent Le Mans cet été : « Nous découvrons le calme de la Sarthe »
Hormis la création du podcast – chaque matin du lundi au vendredi -, les jeunes ont pu profiter de leur temps libre tous les après-midi et les week-ends
. « Ça nous a donné l’occasion de parcourir le département, on a visité Le Mans et on a circulé pas mal à vélo jusque dans les communes alentour. » Quant au soir, la petite troupe était installée sous des toiles de tente, juste à côté du stade. Sauf les nuits de fortes chaleurs où nous préférions aller carrément dehors !
, plaisante Agathe, venue d’Île de France. La jeune femme s’est fortement liée d’amitié avec Basilio et Martin, et plus généralement l’ensemble du groupe.
+ Fontaine, église, prison : ce que les fouilles dans le Vieux-Mans pourraient mettre au jour
Seule la barrière de la langue nous a un peu freinés, mais ça n’a rien enlevé de l’ambiance globale.
Car c’est aussi ça, le bénévolat sur les chantiers : Des rencontres humaines !
, assure Sarah, jeune Bourguignonne, qui a retrouvé ici l’ambiance d’un petit village.