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Dans la campagne sarthoise, ce passionné fait revivre de vieilles automobiles... |
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Jean-Marie Auger devant une traction 11 légère de 1938, une 2 CV de 1960 et une MGB de 1966. © Ouest-France
Bricoleur dans l’âme, doué de ses mains, aimant la perfection, passionné, Jean-Marie Auger redonne une nouvelle vie aux épaves de voitures anciennes.
Jean-Marie Auger est, depuis cinq ans, président de l’écurie L’âge d’or des Cénomans, basée au Mans (Sarthe). Les 44 adhérents sont tous des passionnés des vieilles voitures. « Dès mon plus jeune âge, j’ai été passionné par l’automobile. Je voulais être carrossier, mais mon papa a décidé autrement, je suis devenu chaudronnier », se souvient Jean-Marie Augier. Il travaille dans de nombreuses entreprises, puis rentre au service d’aide par le travail comme éducateur technique en serrurerie jusqu’à sa retraite.
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« C’est le bonheur ! »
« Depuis 35 ans, je remets en état des vieilles voitures, c’est ma passion. Je suis heureux dans mon atelier. Voir une voiture en épave et la revoir après des mois de travail comme neuve, c’est le bonheur. Sur le plan mécanique, je suis un autodidacte, mais pas pour la carrosserie. » La première voiture à laquelle il redonne vie, en 1998, c’est un modèle de traction Citroën de 1938, que son épouse et des copains lui ont offert. « Le véhicule était en très mauvais état, dans un champ à tout vent. Pendant cinq ans, j’ai travaillé dessus : mécanique, carrosserie, peinture comme à l’origine. Pour la mécanique, j’ai appris sur le tas. Gamin, je reparais mon vélo et les mobylettes des copains. »
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Quatre à cinq ans pour retaper une voiture
Dans les Deux-Sèvres, il acquiert une MGB de 1966, qu’il a complètement remise à neuf. « C’est mon épouse qui la conduisait. » Dans un poulailler, Jean-Marie Auger découvre une 2 CV de 1960, qui était méconnaissable. « Le châssis était bien malade. Mais qu’importe, je me suis mis au travail et la voiture a repris vie après quatre ans de travail. »
Il n’est pas toujours facile de trouver des pièces. Il tente les brocantes spécialisées. « Concernant la mécanique, il y a moins de problèmes, mais pour la carrosserie, c’est autre chose. » Jean-Marie Auger a aussi récupéré une coccinelle cabriolet de 1968. « En démontant cette auto, j’ai eu des surprises, mais bon, il faut être bricoleur. » Il restaure actuellement une Méhari. Dernièrement, Jean-Marie a acheté une Hamilcar CGS de 1928, une ancienne voiture de course. « Là , il y a du travail. J’ai dû acheter deux lots pour récupérer des pièces. »
Fin juin, début juillet, avec son épouse, Jean-Marie s’est déplacé au Mans Classic, une course d’automobiles sportives anciennes. «  J’étais vraiment aux anges de voir ces belles voitures anciennes. C’est une véritable caverne d’Ali Baba ! »