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Dans cette famille sarthoise, on est musicien de père en fils et de mère en fille... |
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De gauche à droite : Coline, Olivier, Maud, Pierre et Annaëlle Lebert. © Archives
Depuis l’arrière-grand-père Norbert, qui a rejoint la musique municipale du Grand-Lucé au XXe siècle, les Lebert jouent d’un instrument génération après génération.
Il semble qu’au sein d’une lignée originaire du Grand-Lucé, le « virus » de la musique se transmette de génération en génération avec une certaine accélération au fil du temps.
Si la création officielle de la musique municipale remonte à 1880, c’est au XXe siècle que Norbert Lebert la rejoint en tant que clarinettiste. Des années plus tard, son fils né en 1947 et également prénommé Norbert y joue en compagnie du paternel. Il donne à son tour naissance à deux fils, Thierry qui exerce ses talents comme tambour et Olivier comme clarinettiste.
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Olivier et Cécile ont quatre enfants, tous musiciens
Celui-ci épouse Cécile qui, à ses moments perdus, taquine les cordes d’une guitare folk. De cette union naissent Pierre aujourd’hui 25 ans qui, dans un tel environnement apprend la batterie, Annaëlle 22 ans qui, tradition familiale oblige, se dirige vers la clarinette, Coline 20 ans qui préfère la flûte. La petite dernière Maud 16 ans choisit les percussions et le xylophone.
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Les deux cousines jouent de la flûte ensemble
Dans la branche maternelle le frère de Cécile, Guillaume pince les cordes de sa guitare avant la naissance d’une petite Emma qui joue maintenant de la flûte en duo avec Maud. Si la disparition de l’arrière-grand-père Norbert, les problèmes de surdité du grand-père Norbert, l’éloignement de Coline et Annaëlle ont privé la musique du Grand-Lucé de musiciens talentueux, Pierre et Maud continuent d’y marteler les fûts.
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Les fêtes de famille sont aussi une occasion de jouer
Il n’est pas rare cependant lors d’une fête de famille de voir ses membres à nouveau réunis reprendre leur instrument et jouer un air entraînant. Car la passion de la musique est bien un virus, elle sommeille parfois mais finit toujours par se réveiller.