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Dans ce jardin potager de la Sarthe, les jardiniers cherchent à limiter l’usage de l’eau au maximum... |
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Pour chouchouter les plantes et les légumes du potager de l’Arche de la nature, Maxime Regouin (au centre) est entouré de Maud Pineau (à gauche) et de Stany Genetay (à droite). © Ouest-France
Avec les épisodes de forte chaleur qui se succèdent, les restrictions d’eau se multiplient partout. Pour anticiper ces situations, l’équipe du jardin potager de l’Arche de la nature, près du Mans (Sarthe), cherche toute l’année à réduire sa consommation en eau.
« On a pour objectif de limiter l’arrosage au maximum », lance Maxime Regouin, responsable du jardin potager de l’Arche de la nature, près du Mans (Sarthe). Face au défi des sécheresses et à la raréfaction des ressources en eau, l’équipe de l’espace pédagogique tente de limiter au maximum sa consommation, tout en ayant les plus beaux légumes possibles. « On n’attend pas non plus que ce soit critique. On reste un jardin productif mais aussi ornemental, il faut que ce soit tout de même joli. »
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Dans l’espace de 2 100 m², l’arrosage est donc nécessaire mais doit être pratiqué le plus raisonnablement possible. « En temps normal, on arrose une fois par semaine. Lors des épisodes de fortes chaleurs, comme il y a eu ces derniers temps, ça peut monter à deux à trois fois par semaine, explique Maxime Regouin. Quand il y a de la pluie, par contre, on n’arrose pas du tout. »
Un défi de sélection des plants résistants
Avec plus d’une centaine d’espèces, le jardin potager peut difficilement pratiquer la sélection des plants. « Pour avoir des plants résistants on ne peut pas trop sélectionner car pour une variété donnée, on n’a que deux plants. Il faudrait beaucoup d’échantillons pour voir ceux qui résistent mieux à la sécheresse. » En revanche, l’équipe de trois jardiniers que compte le jardin possède plus d’un tour dans son sac pour dénicher les perles rares, selon les variétés de légumes, qui sauront résister au mieux à la chaleur. « On peut jouer sur les techniques de culture, comme la culture spontanée où on va laisser, par exemple, la dernière laitue fleurir et ressemer pour qu’ensuite, on sélectionne les plants les plus résistants, décrit Maxime Regouin. On essaye d’aller au-delà des techniques traditionnelles. »

Malgré un arrosage hebdomadaire, le jardin potager de l’Arche de la nature ne manque pas de verdure. Ouest-France
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Cette stratégie s’inscrit dans une pratique scientifique menée par l’équipe du jardin, ne fonctionnant pas avec une logique productiviste, mais essayant de comprendre le fonctionnement de chaque végétal. « Il faut laisser un maximum la plante s’exprimer si on veut découvrir des choses. » Pour adopter les bons comportements, le jardinier en herbe pourra donc se tourner vers l’équipe de l’Arche de la nature.