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Covid-19. Médecin, le prof d’aïkido a mis en place des cours sécurisés pour tous les clubs sarthois... |
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À 65 ans, le docteur Rudy Attal pratique et enseigne l’aïkido en toute sérénité. © Photo Rudy Attal
Rudy Attal, médecin généraliste à Tennie, a mis en place un protocole sanitaire drastique pour rassurer les pratiquants d’aïkido. Au club d’Allonnes où il intervient, tous les adhérents réguliers sont revenus.
En Sarthe, les clubs sportifs sont en souffrance. Ils ont perdu, selon le lieu et la pratique, près de 25 % de leurs adhérents à la rentrée. L’aïkido ne déroge pas à la règle, la crise sanitaire liée au Covid-19 a refroidi plus d’un licencié. Selon les clubs, entre 20 et 60 % des adhérents ne sont pas revenus d’après le président du comité départemental Yves Mayoux.
Pourtant, celui-ci assure que les licenciés n’ont rien à craindre. L’hygiène est l’essence même de ce sport, il ne faut pas avoir peur de remonter sur les tatamis.
L’homme s’est appuyé sur son vice-président Rudy Attal pour l’affirmer. En plus de pratiquer l’aïkido depuis 45 ans et de l’enseigner au club d’Allonnes, Rudy Attal est en effet médecin généraliste et médecin commandant des pompiers à Tennie.
Les licenciés ne doivent pas s’inquiéter
, martèle le médecin. Nous avons mis en place des règles simples mais sûres pour pratiquer l’aïkido en toute sérénité.
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Les tatamis nettoyés après l’entraînement
Avant la reprise en septembre, les mairies étaient frileuses de nous accueillir dans les dojos, certains pratiquants craignaient également la transmission du virus. On a fait en sorte de rassurer tout le monde.
En plus du protocole sanitaire édité par la fédération, Rudy Attal a pensé son propre protocole aux adhérents allonnais qui l’ont validé.
Tout est fait pour qu’aucun cluster ne se déclare. Les tatamis sont nettoyés avec du virucide après chaque entraînement. Les licenciés ont par ailleurs accepté une prise de température, du gel hydroalcoolique et un émargement à leur arrivée au dojo
, poursuit Rudy Attal. L’accès aux vestiaires est autorisé par groupe de six, celui aux douches par groupe de quatre. Et en dehors des tatamis, le port du masque, de tongs ou de Zori
est obligatoire.
Les licenciés s’engagent par ailleurs à ne pas se présenter en cours au moindre symptôme évocateur d’une infection au Covid-19 et à aller se faire tester. En cas de test négatif, le pratiquant peut revenir au bout de sept jours. S’il est positif, il prévient les responsables qui à leur tour alertent toutes les personnes avec lesquelles il a été en contact lors des deux dernières séances pour qu’elles aillent se faire tester.
Ces règles de bon sens et de responsabilisation, proposées lors de la réunion de pré-rentrée du club d’Allonnes, ont permis de rassurer les licenciés. Nos adhérents réguliers sont tous revenus, nous avons également enregistré de nouvelles adhésions
, se réjouit le Dr Attal qui observe cependant que quelques personnes âgées attendent encore un peu pour revenir
.
D’abord mis en place à Allonnes, le protocole a été reproduit dans l’ensemble des clubs sarthois et proposé à la ligue des Pays de la Loire.