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Covid-19. La vague Omicron arrive par la Sarthe dans les Pays de la Loire... |
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Nouveau centre de vaccination du Parc Manceau, dans les anciens locaux d’Alinéa au Mans. © Ouest-France
Des signes avant-coureurs montrent que la sixième vague, celle du variant Omicron, touche déjà la Sarthe. L’Agence régionale de santé annonce une grosse accélération des vaccinations dès le début janvier.
Officiellement, il n’y a que huit cas de malades du Covid-19 contaminés par le variant Omicron, en Pays de la Loire. Mais ce sont des cas identifiés par séquençage, ce qui prend une quinzaine de jours à confirmer. La technique du criblage, moins fiable mais plus rapide, montre que 30 % des personnes récemment testées positives, en Sarthe, sont « atypiques ».
Proximité avec l’île de France
« C’est probablement la signature du variant Omicron », en conclut l’Agence régionale de santé (ARS), ce jeudi 23 décembre, lors de sa conférence de presse hebdomadaire. La raison est sans doute la proximité de la Sarthe avec l’île de France, où ce variant d’origine Sud-Africaine est déjà présent à haut niveau.
Ce « criblage atypique » ne représente que 10 % des personnes infectées en Loire-Atlantique, 3 % en Vendée. Autrement dit, cette sixième vague se déplacerait classiquement d’Est en Ouest.
Plus contagieux, pas forcément plus dangereux
Omicron est « extrêmement plus contagieux » que le précédent variant, Delta, souligne le Dr Pierre Blaise, de l’ARS. Mais il ne semble pas plus dangereux pour les patients atteints. « Des études anglaises parlent d’une baisse de 20 % à 50 % du risque d’hospitalisation » généré par ce variant, poursuit le spécialiste, en précisant prudemment qu’elles restent à confirmer.
Le problème, c’est que si ce variant circule cinq fois plus vite que son prédécesseur, il peut quand même entraîner une hausse globale des hospitalisations, par effet de masse. À moins qu’une forte accélération des vaccinations (3e dose, enfants de 5 à 11 ans…) freine la diffusion. « Tout peut basculer dans un sens comme dans l’autre », estime Jean-Jacques Coiplet, le directeur de l’ARS.
Multiplier les injections par deux
En janvier, Omicron aura remplacé Delta. Sa progression est tirée par les moins de 45 ans, « une population socialement très active ». Les autorités sanitaires prévoient un grand coup d’accélérateur sur la vaccination. Elle est désormais ouverte pour les enfants de 5 à 11 ans. Onze centres de vaccination la pratiquent dans la région. Les 18 autres y passeront « dans les quinze prochains jours. » Les horaires vont être élargis et l’ouverture passera « à 7 jours sur 7, si possible », au besoin en recrutant des secouristes et des étudiants en médecine pour administrer les piqûres, précisent les cadres de l’ARS. Il s’agit de passer « de 186 000 à 400 000 injections par semaine dans les Pays de la Loire. »
Court répit
Depuis trois semaines, le nombre des patients en réanimation s’était stabilisé, autour de 100 personnes par mois. La 5e vague qui, une fois n’est pas coutume, avait démarré très fort dans les Pays de la Loire, semble atteindre son point de reflux. Reste à espérer, pour les soignants, que ce semblant répit durera jusqu’après le Jour de l’an. Les hôpitaux disposent encore d’une marge de 29 lits de réanimation disponibles, sans avoir à pousser les mûrs ou rappeler du personnel.
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