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Covid-19. L’École de musique et de danse de Souligné-sous-Ballon freinée dans son ascension... |
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Les élèves catégorie modern jazz en plein travail. © Le Maine Libre
De 1987 à aujourd’hui, l’École de musique et de danse de Souligné a bien évolué en diversifiant ses activités. Le Covid-19 les a néanmoins ralenties.
« L’école de musique existe à Souligné-sous-Ballon depuis 1987, mes enfants faisaient de la musique ici. En mai 1999, alors que l’association allait au plus mal, j’ai assisté à l’assemblée générale et en suis ressorti président, explique, en souriant, Philippe Péan. Malheureusement, cette année, nous notons un net recule de l’activité musicale. Le Covid-19 y est pour quelque chose, mais nous savons que la musique est aussi une activité assez onéreuse, et l’achat des instruments demande un assez gros investissement. Des portes-ouvertes aura lieu fin juin 2021 pour relancer la machine. »
En 2000, Annie Péan, épouse de Philippe Péan, crée l’école de danse, où une trentaine d’enfants et ados se retrouvent chaque semaine. Aujourd’hui, c’est presque une centaine à partir de 5 ans jusqu’aux adultes en catégorie Modern jazz.
En 2008, c’est la danse de salon qui voit le jour avec 40 élèves. Aujourd’hui, seulement une vingtaine de passionnés se retrouvent à la salle des fêtes. « Cette désaffection peut s’expliquer par un effet de mode, mais aussi par la multiplication des clubs de danse aux alentours », précise Annie Péan.
Détente et bien-être en 2015
En 2015, c’est une quinzaine d’adultes qui se retrouvent aux cours de détente et bien-être. Deux ans plus tard, ces cours se transforment en yoga. Quatre années de formation seront nécessaires au professeur de yoga qui partagera son temps entre Neuville-sur-Sarthe et Souligné-sous-Ballon. Le nombre de participants a peu évolué, puisqu’à ce jour, ce cours compte environ 20 élèves.
L’association compte cette année six salariés à temps partiel dont deux professeurs, Marie Lebardy, en danse de salon, et Amandine Hardouin, en modern jazz. Le reste du personnel est affecté aux deux disciplines danse et musique. En 2008, Philippe Péan passe la main à Christophe Gratedoux pendant près de sept années.
« C’est une équipe solide qui s’engage à tour de rôle, ajoute celui qui a retrouvé la présidence depuis 2015. Mais comme dans beaucoup d’associations, il est difficile de motiver les gens pour mettre en place des projets. Nous faisons donc appel à des volontaires qui se désignent eux-mêmes et viennent donner un coup de main pour les temps forts de l’association. »
L’effet Covid-19
À cause de la pandémie de Covid-19, le spectacle prévu en juin 2020 a été annulé. Il n’y aura pas de goûter de Noël, et le repas dansant du mois de février prochain est en suspens.
Pour les membres du bureau, la période de confinement n’a pas été de tout repos, « l’activité partielle a nécessité un gros travail administratif ».
De plus, afin de garder le contact avec les élèves et parents de l’association, plusieurs initiatives ont été mises en place. Une vidéo de la chorégraphie a été réalisée afin que les élèves puissent travailler chez eux. Cette dernière a été projetée à l’assemblée générale. Une seconde vidéo en musique a vu le jour pour les adeptes du yoga.
Les membres de l’association ont tous reçu un questionnaire concernant les cotisations et autres questions internes. « Toutes ces initiatives ont été appréciées des parents, précisent à l’unisson Annie et Philippe Péan. Garder un lien le plus possible avec tout le monde était impératif. »
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