|
Covid-19. Épidémie en Sarthe : les indicateurs en baisse, des signes encourageants... |
1
Les vacances scolaires devraient permettre de ralentir la contamination au Covid. © Photo PO-Nathalie Bourreau
Aucun nouveau décès lié au Covid-19 n’est à déplorer en Sarthe ces derniers jours. En ce mois de février 2022, les contaminations continuent de diminuer.
Le directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) des Pays de la Loire, Jean-Jacques Coiplet, a évoqué lors de son point presse hebdomadaire ce jeudi 10 février 2022, une situation à la fois encourageante et paradoxale concernant la crise sanitaire liée au Covid.
Bien qu’encore très élevés, les taux de référence continuent à diminuer. En Sarthe, le taux d’incidence (le nombre de nouveaux malades sur 7 jours) s’élève à 2 323,5 cas sur 100 000 habitants, il frôlait fin janvier les 4 000 cas. Le département reste en dessous des moyennes nationale (2 449) et régionale (2 803). Celui de positivité est de 36,3 %, lui aussi sous la moyenne régionale (39,7 %).
Plus de 200 malades hospitalisés
Paradoxalement, la tension reste vive sur le système de santé. 206 personnes sont hospitalisées en Sarthe, dont six sont accueillies en réanimation. Bonne nouvelle, aucun nouveau décès n’est à déplorer depuis mardi. Parmi les hospitalisations dites conventionnelles – 1 066 pour la Région – le directeur général de l’ARS note que 45 % des patients ont appris de façon fortuite leur contamination et ne sont pas hospitalisés pour cette raison. En maternité par exemple, un grand nombre de mamans arrivent et découvrent lors de leur PCR qu’elles ont le Covid
.
55 clusters en Sarthe
Les soignants n’échappent pas au virus : Un grand nombre sont positifs ou cas contacts, entraînant un taux important d’absentéisme. Corrélées à la fatigue et aux légitimes vacances dont les soignants ont besoin, ces absences entraînent de fortes tensions dans les hôpitaux, aux urgences et dans les Ehpad notamment.
Jean-Jacques Coiplet invite les Ligériens à n’utiliser les urgences qu’en dernier recours, et les incite à utiliser la régulation, à savoir le 15 ou le 116 117
.
Les Pays de la Loire comptent 207 clusters connus de l’ARS dont 55 en Sarthe. Parmi ces derniers, 53 concernent le secteur médico-social.
Pas de dépistage dans le creux de la joue
Le dépistage doit être effectué au moindre symptôme ou si vous apprenez que vous êtes cas contact
, rappelle le docteur Jean-Yves Gagner. Attention cependant à la façon dont le test est effectué. Le site de prédilection du prélèvement reste le nez. Les tests salivaires sont également possibles mais uniquement s’il s’agit d’un PCR. En revanche, l’écouvillon sur la face interne de la joue n’est pas une bonne pratique
, met en garde le médecin, engageant les Ligériens à refuser ce procédé
.