Accueil Info Info en continu Covid-19. Annulation du Salon de l’agriculture : « on perd une opportunité de communiquer »

Covid-19. Annulation du Salon de l’agriculture : « on perd une opportunité de communiquer »

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photo agnès et luc bernard élèvent des bretonnes pie noir qu’ils ont l’habitude de faire découvrir au salon de l’agriculture. © le maine libre 1

Agnès et Luc Bernard élèvent des bretonnes pie noir qu’ils ont l’habitude de faire découvrir au Salon de l’agriculture. © Le Maine Libre

Agnès et Luc Bernard sont des habitués du Salon international de l’agriculture. L’annulation de l’édition 2021 à cause de l’épidémie de Covid-19, même si elle n’a pas de grandes retombées économiques, leur fait perdre une occasion de défendre leur mode de fonctionnement et la race qu’ils élèvent.

Depuis 2012, Agnès et Luc Bernard ont l’habitude de quitter les vertes prairies de leur exploitation de Courgenard pour la capitale au mois de février. Un séjour à Paris qui n’est pourtant pas touristique : ils ont rendez-vous porte de Versailles au Salon international de l’agriculture.

L’édition 2021 est reportée, pandémie de Covid-19 oblige, et les deux éleveurs de bretonnes pie noir perdent une occasion de faire connaître leurs animaux et le fonctionnement de leur exploitation.

Plusieurs mois de travail

Heureusement la décision a été prise assez tôt, commente Agnès Bernard. Le comité d’organisation du Salon international de l’agriculture a annoncé son report à l’année 2022, le 13 octobre 2020. Un choix affirmé suffisamment en amont selon l’éleveuse de bretonnes pie noir. Cette année nous serions allés tenir le stand de la race, raconte-t-elle. Depuis 8 ans on y participe tous les ans, avant on y allait en tant que visiteurs.

Participer au salon, c’est tenir un stand pendant dix jours mais surtout le préparer en amont. C’est trois ou quatre mois de travail : les réunions avec les éleveurs de la race, l’organisation, le design du stand, le choix des vaches qui participent au concours, le dressage pour les faire marcher en main, trouver un remplaçant pour l’exploitation le temps du salon… Ça prend du temps et de l’énergie !

2017 : l’année qui a fait bouger les choses

Trois ou quatre mois de travail en amont pour une année normale, mais 2017 avait tout d’une édition exceptionnelle. La bretonne pie noir est faite vache vedette du salon, l’occasion de mettre en avant la race. Il a fallu choisir la vache puis faire la campagne photos, choisir l’éleveur qui sera porte-parole… Ça nous a pris un an, détaille Agnès Bernard.

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Nous, ce sont les éleveurs de la race, réunis en association. Ils ont profité de l’occasion pour parler d’eux. Au salon, tout est à la pointe : les plus belles vaches, les plus beaux tracteurs… Nous, on montre notre différence. Parce qu’Agnès et Luc Bernard sont à la tête d’une exploitation bio en vente directe à la ferme. C’est aussi l’occasion de parler de notre activité au public, aux professionnels du secteur et aux politiques, leur faire comprendre qu’il n’y a pas que des fermes conventionnelles et qu’il existe une autre mode de fonctionnement.

Depuis 2017, ils ont déjà vu la différence : Les choses ont bougé, dans le discours déjà. On a rencontré toutes les instances et les dirigeants de banque, par exemple, parlent maintenant de « projet » au moment d’une reprise d’exploitation et non plus de « contrat ». Ils prennent en compte la vente directe. Dans les faits, ça n’est pas encore arrivé jusqu’en bas de la pyramide, mais il y a quelque temps on ne l’entendait même pas dans les discours.

Des retombées médiatiques

Pour les éleveurs, le Salon international de l’agriculture est une vitrine nationale mais aussi locale. Si les ventes directes pendant l’événement ne leur font pas gagner beaucoup d’argent, y être présent avec des animaux attire les médias et donc les lecteurs locaux. L’annulation du salon a peu de retombées économiques pour nous. Mais chaque année c’est l’occasion de répondre à des interviews de journalistes de nos régions et donc de faire parler de notre activité. Il y a un vrai impact, détaille Luc Bernard.

Agnès et Luc Bernard gardent du salon des souvenirs plein la tête. Il faut 15 jours pour se remettre de ces 10 jours. C’est épuisant mais c’est une belle expérience faite de beaucoup de contacts humains intéressants. Avec l’annulation, on est moins pénalisé que les grandes races, mais on perd une opportunité de communiquer auprès des jeunes qui veulent s’installer.

+ À lire aussi : Sarthe. Victimes de la sécheresse, les agriculteurs dénoncent « la lourdeur administrative »

 
Célia GENEST   Maine Libre  

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