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Coups de poing, cheveux arrachés : un compagnon violent condamné, en Sarthe... |
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Le prévenu est maintenu en détention. © Archives Ouest-France
Un homme de 34 ans a été condamné à une peine de prison ferme pour des violences envers sa compagne, ce lundi 24 mars 2025. Les faits remontent au 14 février 2025, au Lude (Sarthe). Il l’avait frappée et lui avait arraché une touffe de cheveux.
Pour ce couple installé au Lude (Sarthe), la Saint-Valentin s’est terminée par « du sang sur le sol et les murs », rapporte la présidente du tribunal correctionnel du Mans, ce lundi 24 mars 2025. Dans le box, un homme de 34 ans, poursuivi pour violences conjugales.
Le soir du 14 février 2025, alors qu’ils rentrent d’une soirée chez des amis, une dispute éclate. La jeune femme reçoit deux gifles. Dans leur appartement, la situation empire. Les voisins alertent les gendarmes. Depuis la cage d’escalier, ils entendent des appels à l’aide. Et découvrent un appartement en grand désordre. Et dans la chambre, la jeune femme, nez déformé, visage tuméfié. Par terre, une touffe de ses cheveux, arrachés. Elle crache du sang.
« Elle est hystérique »
D’abord, elle prétend avoir chuté, toute seule. Puis reconnaît, du bout de ses lèvres éclatées, que son compagnon, « d’une jalousie excessive », la frappe. Elle évoque coups de poing au visage, coups de tête, et même des coups de nunchaku (une arme de kung-fu) dans les jambes. « Les photos de son corps couvert de bleus sont poignantes », souligne la procureure de la République.
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L’homme explique avoir dû « la maîtriser. Elle est hystérique, elle fait n’importe quoi. » Il reconnaît les cheveux arrachés : « Ce n’est pas bien. Mais j’essayais de dormir et elle me jetait des objets. Le sang partout, c’est parce que je me suis ouvert le pied sur un débris. » La présidente lui rappelle que sa compagne est enceinte. « J’ai honte », répond-il.
« Nerveux mais calme »
Le prévenu admet être « nerveux, impulsif », mais aussi « calme, pas violent ». Son casier judiciaire dit le contraire : il porte treize mentions pour outrages, vols, violences, menaces de mort. Quant à la victime, absente à l’audience, « elle veut continuer de vivre avec vous », lui rappelle la présidente.
Le tribunal en décide autrement, en prononçant l’interdiction de contact. L’homme est condamné à douze mois de prison, dont neuf avec sursis. Il est maintenu en détention.