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Coup d’État manqué au Bénin : la France a apporté « un appui » à l’armée avec des forces spéciales... |
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Le président français Emmanuel Macron accueille le président béninois Patrice Talon à son arrivée au 19e Sommet de la Francophonie à la Cité internationale de la langue française, au château de Villers-Cotterêts (Aisne), le 4 octobre 2024. © LUDOVIC MARIN / ARCHIVES AFP
La France a apporté un « appui en termes de surveillance et d’observation et de soutien logistique » aux forces armées du Bénin, à la demande des autorités de Cotonou, face à la tentative de putsch qui a été déjouée le week-end dernier, a déclaré mardi 9 décembre l’Élysée. Des forces spéciales françaises ont été déployées sur le terrain, selon un cadre de l’armée béninoise contacté par l’Agence France-Presse.
La France a apporté un « appui en termes de surveillance et d’observation et de soutien logistique » aux forces armées du Bénin, à la demande des autorités de Cotonou, face à la tentative de putsch qui a été déjouée le week-end dernier, a déclaré mardi 9 décembre 2025 l’Élysée.
Ce mercredi 10 décembre 2025, le commandant de la garde républicaine béninoise, Dieudonné Djimon Tévoédjrè, a affirmé à l’Agence France-Presse que l’armée a « fait le travail » pour repousser la tentative de putsch, avant d’être appuyée en fin de journée par des frappes nigérianes et un déploiement de forces spéciales françaises. Ces dernières « ont été envoyées depuis Abidjan », en Côte d’Ivoire, et « utilisées pour du ratissage après que l’armée béninoise a fait le travail ».
« Effort de coordination »
Emmanuel Macron a mené « un effort de coordination », « d’échange d’informations avec les pays de la région », a dit l’un de ses conseillers à des journalistes, dans des propos rapportés par l’Agence France-Presse.
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Le président de la République s’est entretenu, dimanche, avec son homologue du Bénin Patrice Talon, que les putschistes voulaient renverser, ainsi qu’avec ceux du Nigeria et de la Sierra Leone, ce dernier assurant la présidence de la Cédéao, le bloc régional ouest-africain qui a mobilisé une réponse militaire rapide afin d’aider Cotonou à déjouer la tentative de coup d’État.
« Forte préoccupation »
La situation a « entraîné une forte préoccupation du président de la République qui a condamné sans équivoque cette tentative de déstabilisation qui, fort heureusement, a échoué », a expliqué mardi l’Élysée, soulignant que la Cédéao avait déjà « subi une longue série de coups d’État ».
« La France a apporté son plein soutien politique à la Cédéao, qui a mené un effort très important ce week-end ». L’organisation régionale a « décidé de soutenir le Bénin en termes de sécurité et de défense en autorisant une intervention de la force en attente de la Cédéao pour aider les forces loyalistes du Bénin à reprendre le contrôle de la situation », a poursuivi la présidence française.
Coup d’État manqué
Dimanche, un groupe de militaires se présentant comme le Comité militaire pour la refondation (CMR) a annoncé à la télévision publique avoir « démis de ses fonctions » le président Patrice Talon. Malgré des tirs entendus dans la capitale, le ministre de l’Intérieur avait ensuite indiqué que la tentative de coup d’État avait été mise en « échec ».
Plusieurs personnes sont mortes durant cette tentative déjouée dimanche, a annoncé lundi 8 décembre 2025 le gouvernement à l’issue d’un Conseil des ministres extraordinaire. Certains putschistes sont encore en cavale et d’autres ont été arrêtés.