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Stockage de matières dangereuses, 150 emplois… Les habitants sondés sur un projet d’une plateforme logistique en Sarthe... |
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Les produits seront stockés sur des palettiers et sur une hauteur d’environ 12 mètres (photo d’illustration). © Martin ROCHE / Ouest-France
Une plateforme logistique sera-t-elle construite à Montval-sur-Loir (Sarthe) ? Des matières combustibles et des produits considérés comme dangereux y seraient stockés. Alors qu’une association s’y oppose, l’enquête publique a été ouverte.
Le projet est assorti d’une promesse : la création de 150 emplois organisés en 2x8 du lundi au vendredi. La société BT Immo group implantera-t-elle un entrepôt logistique dans la commune de Montval-sur-Loir (Château-du-Loir, Montabon, Vouvray) ? Le dossier entre dans une nouvelle phase avec l’ouverture d’une enquête publique, depuis le lundi 30 mars jusqu’au 4 mai, en mairie de Montval, à Château-du-Loir. Le dossier est également consultable sur le site de la préfecture de la Sarthe.
BT Immo sollicite la construction et l’exploitation d’un bâtiment d’environ 29 000 m2, composé de six cellules avec des bureaux et des locaux techniques. La plateforme serait alors implantée sur un site à l’ouest de la ville, à proximité de la bretelle de l’autoroute A28. Dans la présentation technique du projet, il est évoqué le stockage de matières combustibles diverses et de produits dangereux, principalement des liquides inflammables, dans des cellules d’une hauteur de 13 mètres environ.
« En réponse aux besoins des industriels régionaux »
Au sujet de la protection de l’environnement, l’entreprise assure considérer et limiter le risque et les effets d’un incendie au moyen d’équipements spécifiques, notamment des murs coupe-feu dans une « structure stable au feu pendant une heure. » Selon le porteur du projet, la pollution de l’air sera essentiellement due à la circulation des véhicules légers (240 allers-retours quotidiens) et de poids lourds, estimés à 80 entrants et sortants.
BT immo justifie son dossier en précisant avoir identifié au travers d’une étude de marché un manque net de capacité en réponse aux besoins des industriels régionaux et étrangers pour la réception, le stockage et l’ensemble de la chaîne logistique des matières premières pour l’industrie, ainsi que des produits semi-finis et finis destinés à l’export ou à l’import
. L’installation d’un tel entrepôt n’est pas du goût de certains habitants, membres de l’association Avenir local vivant, créée en 2024.