|
Coulaines. « Les femmes sont très impliquées dans le projet »... |
1
Kurt Kunde, conseiller municipal, porte ce projet avec conviction et ténacité. © Le Maine Libre
Kouré est une commune du Niger jumelée avec Coulaines depuis 2008. Après la création d’un premier jardin en 2022, le projet d’aide mené par la municipalité s’était arrêté en raison du coup d’État de juillet 2023.
Le Maine Libre : Comment avez-vous pu reprendre cette coopération ?
Kurt Kunde, conseiller municipal : « Dans la mesure où le gouvernement français avait cessé toute aide, il a fallu vérifier que la municipalité pouvait continuer à le faire et ensuite prendre cette décision politique. Le conseil municipal unanime a décidé de poursuivre avec nos partenaires de Fasam, une coopérative nigérienne agricole qui a réalisé le premier jardin, après s’être assuré de la fiabilité de l’acheminement des fonds et au vu des vidéos relatant les résultats du premier jardin. Dans un premier temps après cette décision, Coulaines a financé la réalisation d’un second forage sur le premier jardin. Et pour le second jardin vivrier, c’est grâce à une subvention de Le Mans métropole de près de 17 000 € à Fasam qu’il va pouvoir être créé dans le village de Boktchli, situé sur le territoire de la commune de Kouré. Cette action s’inscrit dans le cadre des 8 000 € que nous nous sommes engagés à consacrer chaque année au fil de notre mandat pour la coopération. Je suis heureux de voir que l’aspect humanitaire a prévalu afin de réitérer notre volonté de soutenir nos amis nigériens. »
Comment sera utilisée cette aide financière ?
« Les fonds permettront de cultiver un terrain d’un hectare et de réaliser un forage d’eau d’irrigation avec un système énergétique solaire et de 10 bassins de stockage d’eau de proximité. Cette étape de mise en place des infrastructures sera complétée par des formations agricoles sur le maraîchage, la production d’engrais compostés, la fabrication de bio protecteurs. Un appui en semences et petits matériels agricoles contribuera également au démarrage effectif de la production alimentaire. »
Quels sont les bienfaits que les habitants de Kouré retirent de la mise en place de ces deux jardins ?
« Les femmes sont très impliquées dans le projet. Cela leur permet peu à peu de nourrir leur famille en dépit des difficultés qu’elles rencontrent notamment à cause du manque de semences. Fasam assure d’ailleurs une formation pour leur production. L’objectif est d’aller au-delà en visant à terme une commercialisation d’une partie des récoltes lorsque les besoins alimentaires des villageois auront été satisfaits.