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Coronavirus. Sarthe : à la minoterie Trottin, un vent de panique puis le calme... |
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Chez les Trottin – ici, Georges et son fils – la farine c’est une histoire de famille, encore plus dans une période compliquée. © Le Maine Libre – Denis LAMBERT
Au moulin des Noyers, à Yvré-l’Évêque, après une rupture de stock de farine après l’annonce du confinement, tout est redevenu normal, ou presque.
De mémoire de meunier, Georges Trottin, le patriarche de la famille, à la tête de la minoterie avec ses enfants, n’avait encore jamais connu cela. Après l’annonce du confinement – le 16 mars au soir -, nos stocks ont diminué comme jamais. Il y a eu un vent de panique chez nos clients. Ils ont tous chargé leur aire de stockage au maximum.
Là où normalement la minoterie sort 200 à 300 kg par semaine, il a fallu s’adapter pour produire deux fois plus. Le premier week-end de confinement, nous avons travaillé pour reconstituer nos stocks. Depuis, c’est beaucoup plus calme.
Sur la trentaine d’employés, les commerciaux sont en chômage partiel. Ce n’est pas simple pour eux de démarcher par téléphone et bien sûr, interdit de se déplacer. Seuls les livreurs peuvent le faire.
Georges ne plaisante pas sur les conditions sanitaires. Eux sont équipés et respectent les gestes barrière mais parfois certains clients ne jouent pas toujours le jeu, comme désinfecter les rambardes.
Cette période – comme pour beaucoup de producteurs locaux – est aussi le moment où l’entreprise Trottin voit de nouveaux clients arriver. Des supermarchés mais aussi des épiciers de campagne. Tant que nous pouvons fournir, sous sommes là pour tout le monde.
Georges Trottin ne veut pas rentrer dans la polémique. Ce n’est pas le moment, là , nous devons tous être solidaires.
D’ailleurs, la solidarité chez les Trottin, on connaît bien. Ici, nous ne vendons pas que de la farine. Nous fabriquons aussi. Cela nous permet de bien connaître nos produits (43 références de farine). L’autre jour, nous avons livré 50 brioches aux soignants de l’Arche, à Saint-Saturnin.
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